Mal perforant plantaire

Définition et enjeux

Emmanuel Rigourd Contribution à l'étude du traitement chirurgical du mal perforant plantaire (1898)

Alors la maladie va prendre peu à peu les caractères spéciaux par lesquels se fera reconnaître le mal perforant plantaire.
L’ulcère définitivement constitué se présente sous la forme d’un petit puits (Monod, Poncet) dont les parois à bords arrondis, décollés, taillés à pic, sont de toutes parts circonscrites par le bourrelet épidermique. L’ulcération peut ne pas dépasser le derme dont on peut apercevoir la surface ulcérée et végétante au fond d’un court trajet. L'exploration au stylet permet alors de constater l’existence d’une simple rigole sous-épidermique (Monod) .
Source : Gallica

Emmanuel Rigourd Contribution à l'étude du traitement chirurgical du mal perforant plantaire (1898)

Il est fort vraisemblable, en effet, que l’élongation exerce son action principalement sur la sphère sensitive : ainsi s’expliqueraient ses heureux effets dans certaines névralgies douloureuses accompagnées de névrite ; mais la question devient plus délicate dans le cas d’une lésion trophique telle que le mal perforant, où l’action élective des fibres sensitives ne suffit pas pour expliquer la guérison de l’ulcération (Monod) .
En résumé, nos connaissances actuelles ne nous permettent pas d’élucider la question du mode d’action de l’élongation dans le traitement du mal perforant plantaire.
Source : Gallica

Emmanuel Rigourd Contribution à l'étude du traitement chirurgical du mal perforant plantaire (1898)

Nicaise, Leplat sont aussi partisans de la théorie mécanique comme cause initiale du mal perforant. « Pour que le mal perforant se produise, il est nécessaire qu’il y ait une compression ; je dirai plus, le durillon seul peut suffire pour produire le mal perforant. »
D’un autre côté, les partisans de la théorie nerveuse affirment que dans le mal perforant plantaire les lésions des nerfs sont constantes. L’ulcère serait causé par des lésions traumatiques ou spontanées des nerfs périphériques, ce qui explique la coïncidence fréquente avec le mal perforant des troubles sensitifs et trophiques.
Source : Gallica

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