“ Et moi, je vais faire venir le déluge, une inondation de la terre, pour détruire de dessous le ciel toute chair ayant en soi souffle de vie ; tout ce qui est sur la terre périra. 18. Mais j’établirai mon alliance avec toi ; et tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. 19. De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi ; ce sera un mâle et une femelle. ”
Citations sur “élongation”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Comme on descend la rivière au moyen d’écluses, vous éprouvez souvent de petites haltes, mais vous pouvez les mettre à profit pour descendre à terre, et vous régaler des fruits qu’on vous offre en abondance. Puis on se rembarque, et l’on se meut à travers un monde mobile, plein de vie et de fertilité. ”
“ Ô terre, nous te demandions des sources d’eau limpide, et qu’est-ce que ton sein nous envoie ? La vie est-elle aussi dans l’abîme ? Une nouvelle race séjourne-t-elle, cachée, sous la lave ? Ce qui a disparu revient-il ? ”
Élisée Reclus,
Histoire d’une montagne
“ Si je n’avais passé de longues heures, couché sur l’herbe, à regarder ou à entendre ces petits êtres, mes frères, peut-être aurais-je moins compris combien est vivante aussi la grande terre qui porte sur son sein tous ces infiniment petits et les entraîne avec nous dans l’insondable espace. ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes
“ Allez plus haut dans l’échelle de vie. Voici, justement, quelque chose de tors et de brillant qui coule sur le sentier : un petit ruisseau d’argent qui se glisse entre les herbes, un corps annelé a qui rame sur la terre avec chaque anneau pour rame : une vague, mais sans vent, un courant, mais sans chute. ”
Alfred Jarry,
Gestes et opinions du docteur Faustroll
“ Vu la grande facilité de découvrir la piste de l’animal, facilité décuplée par sa curieuse habitude de repasser exactement sur la même voie dans ses migrations périodiques, l’espèce humaine s’est ingéniée à le faire périr dans des trappes pratiquées sur son parcours. Avec un instinct surprenant, la lourde masse, arrivée au point dangereux, a toujours fait demi-tour sur elle-même, rebroussant chemin et prenant grand soin, cette fois, de brouiller sa piste en la faisant coïncider avec ses précédentes foulées. ”
Jules-Emile Alaux, Un Fils du siècle, poème
“ Mon siècle est une mer qui fouette, âpre et sauvage, De ses flots irrités le rocher du rivage. — 62 - Sans crainte sur le roc je suis venu m'asseoir, Regardant l'horizon qui sous l'ombre du soir M'échappe et dans l'espace à grands plis se déroule, Et plus près, à mes pieds, cette sinistre houle Dont la fureur m'assiége et gronde autour de moi; Des flots tumultueux, tranquille, sans effroi, Je contemple la lutte et l'attaque hardie : Mon oeil est ébloui, mon oreille assourdie, Qu'importe? Inébranlable, insensible à leurs coups, Le roc de leurs assauts brave le vain courroux. ”
“ Alors je repris ma course, et je m’approchai tellement de la terre, que la nouvelle vague, quoiqu’elle me traversât, ne m’engloutit point assez pour m’entraîner. Enfin, après un dernier effort, je parvins à la terre ferme, où, à ma grande satisfaction, je gravis sur les rochers escarpés du rivage, et m’assis sur l’herbe, délivré de tous périls et à l’abri de toute atteinte de l’Océan. ”
Alphonse Toussenel,
L'esprit des bêtes
(1858)
“ La belle difficulté de se mouvoir, comme l'éléphant, à la surface du sol, ou comme la baleine, dans un milieu fluide qui vous fait monter ou descendre, au gré de la compression ou de la dilatation de vos poumons ! ”
Gustave Loüis, Gog et Magog (1873)
“ Du jour où on rêva de les mettre en parallèle, il fallut que la première, qui est la mobilité et la vie, ou s'élevât au-dessus de la seconde ou se condamnât à l'inertie, végétât et perdît profondeur, élévation, mouvement, en un mot, qu'elle tombât en léthargie. ”
Élie Faure,
La roue
(1919)
“ Un grondement continu vient des profondeurs de l’espace, serré, cohérent, roulant dans ses propres limites, comme visible, ne couvrant ni le bruit des feuilles, ni les ramages et les sifflements des oiseaux, ni les aboiements des chiens, ni les nasillements des hôtes de la basse-cour, masse sonore, accompagnant de ses rondeurs, de ses passages, de ses vives reprises, de ses silences solennels, les mille murmures du monde qui dénoncent le drame éternel sous les herbes, dans l’air, dans les branches, dans l’eau croupie des étangs, dans les glycines suspendues. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Voyez comme toutes les plantes tirent leur vie des entrailles de la terre. Considérez l’océan : l’alternative du flux et du reflux le maintient dans une continuelle agitation. Voyez les fontaines : elles coulent sans s’épuiser. Observez les fleuves : ils vont, et rien n’arrête leur cours. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Après une longue et fatigante route, ils découvrirent des fleuves immenses, de vastes réservoirs d’eaux dormantes, pareils à nos lacs, et au-dessus desquels la terre, loin de s’affaisser, se dégageait, se prolongeait en voûte, spectacle qui les lit frissonner. ”
L. Étienne, Le Positivisme dans l’histoire…
“ Partout où les lois mentales s’exercent, le sol est bouleversé, on nivelle des montagnes, on dispute la terre à l’océan ; les rivières torrentielles ou semées d’obstacles sont rendues navigables ; les pays sans rivières sont traversés par des canaux, les rivages inabordables sont coupés de rades et de ports. ”
Célestin Bouglé,
La Démocratie devant la science
“ Rendez-vous donc compte que ce qui se passe autour de vous, dans vos basses-cours et vos jardins, se passe loin de vous dans les montagnes et dans les plaines, sur toute l’étendue de la nature sauvage. Là vous verrez, sous la pression des milieux différents, les êtres se transformer, et leurs transformations engendrées dans l’individu par l’habitude se fixer dans l’espèce par l’hérédité. ”
Fredrika Bremer,
La vie de famille dans le Nouveau-Monde
“ Quelles hautes pensées, quelle vie il apporte depuis son origine dans les nuages, son berceau dans la montagne et pendant sa course à travers les vallées et les champs de la terre, en se développant et en acquérant une puissante croissance. ”
Hermance Lesguillon,
Le midi de l'âme
(1842)
“ Pourquoi, loin de son toit, sur la lointaine rive, Demander à l'étoile, alors que l'aube arrive , D'élairer un autre sommeil? Pourquoi s'abandonner, dans ce monde fragile, Pourquoi chercher l'absence, où le départ exile, Sur le sol où l'on doit finir? ”
Jules Soury,
Le système nerveux central
“ Toutes les combinaisons organiques apparurent au sein des eaux et sur la terre, en cet immense champ de carnage où, dans la lutte pour l’existence, les êtres les mieux doués s’adaptèrent seuls et survécurent. ”
Victor Hugo,
Les rayons et les ombres
(1885)
“ A son souffle vivant Les germes dispersés dans la nature entière Tremblent comme frissonne une forêt au vent. Oui, tout va, tout s'accroît. Les heures fugitives Laissent toutes leur trace. Un grand siècle a surgi. Et, contemplant de loin de lumineuses rives, L'homme voit son destin comme un fleuve élargi. ”
Jacques Boucher de Perthes,
Voyage à Aix-Savoie, Turin, Milan…
“ Que de formes inconnues d’animaux submergés par ces déluges ! d’hommes même témoins des temps géologiques et dont les races n’ont plus de similaires sur la terre ! Oui ! le fond des mers, cet aboutissant de tous les fleuves, de tous les torrents, de toutes les eaux enfin qui balayèrent le globe, est devenu le dépôt général, le grand ossuaire des êtres qui ont vécu sur sa surface. ”
Charles Richet,
Revue des Deux Mondes
“ Aussi sur le globe terrestre, qu’il s’agisse des fleuves, des lacs ou des océans, des forêts, des plaines ou des montagnes, la vie est-elle partout. Nulle goutte d’eau qui ne contienne des germes ; nulle parcelle de sol qui ne soit habitée. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Histoire naturelle générale et particulière
“ L’Histoire Naturelle confirme merveilleusement cette opinion, & nous avons prouvé dans le discours précédent, que c’est le flux & reflux & les autres mouvemens des eaux qui ont produit les montagnes & toutes les inégalités de la surface du globe, que cette même surface a subi des changemens très-considérables, & qu’à de grandes profondeurs, comme sur les plus grandes hauteurs, on trouve des os, des coquilles & d’autres dépouilles d’animaux habitans des mers ou de la surface de la terre. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Cette rivière qui se cache ainsi sous la terre, en doit sortir par quelqu’endroit ; en construisant un radeau, et m’abandonnant dessus au courant de l’eau, j’arriverai à une terre habitée, ou je périrai : si je péris, je n’aurai fait que changer de genre de mort ”
Onésime Tamin Despalles, Alimentation du cerveau et des nerfs… (1873)
“ Surviennent deux, trois, un grand nombre de voyageurs. Tous les bras poussent le roc, il s'ébranle. Survient un dernier voyageur, ils unissent encore leurs efforts, le rocher roule, le chemin est libre pour tous. ”
Julien Fau, Anatomie des formes du corps humain… (1865)
“ Cette période brillante de puissance et de beauté passe rapidement, l'heure de la décadence à sonné; le corps s'amaigrit, se dissèque en quelque sorte, les organes de la locomotion ont perdu leur vigueur, le tégument, flasque et ridé, ne recouvre plus que des formes maigres et grêles ”
Théophile Gautier,
Romans et contes
(1863)
“ Il me semble que mon corps est devenu perméable, et laisse échapper mon moi comme un crible l'eau par ses trous. Je me sens fondre dans le grand tout, et j'ai peine à me distinguer du milieu où je plonge. ”
“ Terre vraiment sainte, conquise sur le torrent, la forêt et la montagne, par le travail millénaire de la race on la transporte depuis des siècles à dos d'homme, dans de grandes hottes d'osier en forme d'amphore, pour la placer sur le banc de rocher le plus ensoleillé. ”
Mayne Reid,
Les enfants des bois
“ Guidées par leur instinct, elles suivent une direction invariable. La mer et les grands fleuves peuvent seuls les arrêter; elles traversent à la nage les rivières, gravissent le long des murs et des maisons, et dès qu'elles ont franchi un obstacle, elles continuent leur route toujours tout droit. ”
Jacobus X, L’Amour aux Colonies
“ Elles forment un petit cercle concentrique à celui des hommes, dansent sur place, les pieds fixés au sol, et, sur un rythme lent et cadencé, balancent leurs hanches en avant et en arrière par un mouvement d’une souplesse extrême, interrompu par moments par un soubresaut lascif. ”
Joseph-Henri Reveillé-Parise, Traité de la vieillesse hygiénique… (1853)
“ Nous sommes, dit-il, réellement et physiquement comme un fleuve dont toutes les eaux coulent dans un flux perpétuel. C'est le même fleuve par son lit, ses rives, sa source, son embouchure, par tout ce qui n'est pas lui ”
Jules Amigues,
La politique d'un honnête homme
(1869)
“ La conséquence en est, au point de vue géographique et historique, que les races se mêlent et se confondent d'une rive à l'autre d'un fleuve; tandis qu'elles se séparent et se différencient d'un versant à l'autre d'une montagne, ou d'une rive à l'autre de la mer. ”
Ali Bétolaud, Un monde inconnu
“ Mais il avait reconnu bientôt que les naissances, soumises aux mêmes conditions physiologiques que sur la Terre, échappaient à la loi de progression. La nature, dans sa prévoyance, avait sagement, pour la race humaine comme pour les espèces animales, renfermé dans des limites infranchissables le développement de la vie. ”
Jean Chrysostome,
Œuvres complètes
“ Ainsi que dans notre corps on distingue des os, des nerfs, des chairs enfin : de même la terre offre des montagnes, des ravins, de gras territoires, et tout cela est utile. Et pourquoi parler de la terre, cet immense élément ? ”
Léon Gérardin, L'homme : éléments de physiologie… (1890)
“ Les êtres animés ont suivi sur la terre une marche ascendante régulière et leurs formes les plus élevées nous apparaissent, dans l'ordre de leur succession, comme un développement de leurs formes inférieures. ”
E. Deharme, Les Merveilles de la Locomotion
“ Nous les voyons changer de forme et se mouvoir, passer d'un état d'équilibre à un autre, jaillir en gerbe au-dessus du sol, bondir en cascades ou s'écouler paisiblement vers l'Océan, en se soumettant aux lois physiques sur lesquelles repose l'harmonie de l'univers. ”
Émile Le Roux, Ecrins et Joyaux, poésies (1932)
“ Et le flot, plein de fougue, est déjà le torrent. Dans les âpres couloirs de la gorge rocheuse, En tumulte s'agite une onde impétueuse Avide d'emporter les obstacles barrant Sa route aventureuse. Soudain vient de surgir un formidable roc Et, dressant son effort, la vague mugissante Se balance, déferle et vaincue, impuissante. ”
Jonathan Franklin, La vie des animaux : histoire naturelle… (1859-1860)
“ Point vivant, jeté sur un point géographique du globe terrestre — lequel n'est lui-même qu'un point dans l'immensité des mondes — le naturaliste embrasse néanmoins, par la pensée, quelques-uns des rapports qui lient entre eux les phénomènes de la vie, certains anneaux de la chaîne des êtres et assez de faits pour joindre au mouvement du mécanisme qui fonctionne sous ses yeux, la voix de l'admiration et de la reconnaissance. ”
Anatole Le Braz,
Au pays des pardons
“ Isolés du monde par des remparts de collines abruptes et par une mer hérissée d’écueils, ils se sont attardés, avec un entêtement invincible, dans des conceptions et des pratiques plusieurs fois millénaires. ”
Gaston Leroux,
La Double Vie de Théophraste Longuet
“ La lune monte le long du mur avec la jambe jusqu’à un trou. Et mes yeux regardent tellement à gauche qu’ils voient une main vivante. La main vivante, qui sort du trou, tire le pied mort. Je sens, je sais qu’il y a dans la fosse à côté une femme qui mange [4] ... ”
Henri-Raymond Casgrain,
Légendes canadiennes
“ Le fleuve, renouant ses flots interrompus, Trace à son cours d’argent des méandres sans nombre, Se perd sous la colline et reparaît dans l’ombre. Que le séjour de l’homme est divin quand la nuit De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit ! Ce sommeil qui d’en haut tombe avec la rosée Et ralentit le cours de la vie épuisée Semble planer aussi sur tous les éléments Et de tout ce qui vit calmer les battements. Un silence pieux s’étend sur la nature Le fleuve a son éclat, mais n’a plus son murmure, Les chemins sont déserts, les chaumières sans voix. ”
André Gill,
Vingt années de Paris
“ L’espace dévoré, les champs, les bois envolés, les arbres penchés et rapides qui s’enfuient, les fleuves, les rivières, la course des flots dépassée, la fumée en tourbillonnant délire, et là-bas, derrière, le pays qui s’en va, qui décroît, s’évanouit... ”
Gaston Rageot,
Revue des Deux Mondes
“ La mer ronge les rivages que les fleuves reconstituent, et la compensation, l’équilibre, le balancement des effets et des causes, le mouvement cyclique qui avait frappé les anciens expriment également ce que nous pouvons entrevoir de la marche des choses. ”
David-Léon Cahun,
Les aventures du capitaine Magon
(1891)
“ Nous reprîmes notre route le long du cours d’eau. A mesure que nous avancions, les traces humaines devinrent plus fréquentes. Nous rencontrions à chaque instant des groupes de sauvages qui nous suivaient en criant et en gesticulant. ”
George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ Que cette irrésolution cesse, que votre sentier se dessine, et qu’au lieu de tourner sans cesse autour d’un précipice vainement exploré, vos pas se dirigent vers les hauteurs que vous êtes faite pour habiter. ”
Toussaint Martin, Nouvel abrégé des élémens de physiologie (1872)
“ Le géologue, le naturaliste, n'en désigneront pas moins, disons-nous, que ce débris de corps organisé, rencontré dans le sein de la terre, ou ailleurs, est celui d'un animal de telle espèce, disparue du globe ou ayant encore son analogue dans celles qui existent aujourd'hui. ”
J.-C. Placet, Programme aux Chambres (1869)
“ C'est ainsi que se traduisent tous les déplacements qui ont ce but d'utilité générale, semblables en quelque sorte à ces ondes perdues, lesquelles, détournées par la main de l'homme de leurs courses errantes et vagabondes, vont, par des parcours plus fructueux, laisser des traces de fertilité et de végétation. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ On peut comprendre dans les causes éloignées, le séjour dans les pays très-froids & neigeux, qui avoisinent quelque grand fleuve ; la nature du sol, sa production, l’air qu’on y respire & son altération. ”
