Pension de veuve

Définition et enjeux

Eugène Perriquet Les Contrats de l'État, traité comprenant notamment les règles en matière de ventes domaniales… (1884)

La veuve est investie d'un droit propre lorsque l'employé a perdu la vie à l'occasion d'un fait qui eût établi en sa faveur le droit à pension, s'il eût été simplement mis hors d'état de continuer son service : on sent qu'en une telle circonstance la mort du mari rend, tout à la fois, la veuve plus digne d'intérêt et l'État plus strictement obligé.
Source : Gallica

Louis de La Roque Code des pensions civiles, à l'usage de tous les fonctionnaires publics… (1854)

Il est de principe consacré par la jurisprudence que les droits des veuves et des enfants à l'obtention ou à la reversion de la pension sont inhérents aux droits du mari ou du père. Ainsi le droit de reversion accordé à la veuve, dans le cas déterminé par les règlements, n'est que la continuation du droit qui appartenait à son mari ; ce n'est donc pas la mort de celui-ci qui constitue le droit : c'est l'existence même de la pension du mari qui lui a donné naissance. C'est pourquoi il est de jurisprudence constante que le droit de la veuve remonte au jour où la pension du mari a été liquidée.
Source : Gallica

Louis de La Roque Code des pensions civiles, à l'usage de tous les fonctionnaires publics… (1854)

La veuve d'un pensionnaire, aussi bien que celle d'un agent ou employé décédé dans l'exercice de ses fonctions, après trente années de services, peut obtenir, si elle est dénuée de fortune, une pension égale au quart de celle dont jouissait ou avait droit de jouir le défunt ; mais pour cela elle est tenue de justifier qu'elle était mariée avec lui cinq années avant l'obtention de sa retraite, ou l'ouverture de son droit à l'obtenir.
Source : Gallica

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