Résumé

Louis de La Roque Code des pensions civiles, à l'usage de tous les fonctionnaires publics… (1854)

L'art. 5 nous dit bien que le droit à la pension est acquis par ancienneté à soixante ans d'âge et après trente ans de services, mais c'est moins un droit qu'une aptitude à obtenir la pension. L'Etat ne peut pas être contraint de se priver des services d'un fonctionnaire ou d'un employé qui lui sont encore utiles, ni des lumières qu'il n'a acquises, ni d'une expérience qui ne s'est formée qu'à ses dépens. Conserver ses fonctions tant qu'on peut être utile au pays est un devoir encore plus impérieux pour le fonctionnaire dont l'avenir est assuré par la pension.
Source : Gallica

Louis de La Roque Code des pensions civiles, à l'usage de tous les fonctionnaires publics… (1854)

Mais la fortune ne permet pas à tous de se contenter de grâces honorifiques. L'homme a des besoins journaliers, son dévoûment à la patrie entraîne des pertes et des dépenses dont il est juste de le dédommager sur les fonds publics : ce dédommagement s'appelle traitement.
Les services incessants, innombrables, que le gouvernement est tenu d'exécuter dans l'intérêt social exigent le concours d'une multitude d'agents probes et dévoués. Or, la meilleure garantie de leur probité et de leur dévoûment réside dans un système de rémunération qui assure leur existence dans leurs vieux jours.
Source : Gallica

Louis de La Roque Code des pensions civiles, à l'usage de tous les fonctionnaires publics… (1854)

Il est de principe consacré par la jurisprudence que les droits des veuves et des enfants à l'obtention ou à la reversion de la pension sont inhérents aux droits du mari ou du père. Ainsi le droit de reversion accordé à la veuve, dans le cas déterminé par les règlements, n'est que la continuation du droit qui appartenait à son mari ; ce n'est donc pas la mort de celui-ci qui constitue le droit : c'est l'existence même de la pension du mari qui lui a donné naissance. C'est pourquoi il est de jurisprudence constante que le droit de la veuve remonte au jour où la pension du mari a été liquidée.
Source : Gallica

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