Anatole Leroy-Beaulieu,
La Russie et les Russes
“ Soit pour perpétuer leur doctrine avec leur race, soit pour se mieux dissimuler et se donner en même temps les avantages de la vie conjugale, les skoptsy se marient souvent, et souvent ces ménages inféconds ou d’une stérilité prématurée semblent heureux, comme si ces froides unions étaient d’autant plus paisibles que la passion y a moins de part. Mariés ou non, ayant ou non des héritiers de leur sang, les skoptsy ne suffisent point à la reproduction régulière de leur secte. Il leur faut chercher des prosélytes, et pour s’en procurer ils n’épargnent ni fatigue, ni ruse, ni argent. ”
