A. Bélurgey de Grandville

Élements biographiques

A. Bélurgey de Grandville Examen de la question des céréales… (1847)

Celui qui a du blé ne devrait pas avoir la faculté de laisser mourir de faim ses concitoyens en ne le vendant que lorsque bon lui semble ; mieux vaudrait dire qu'il est le maître de leur vie ; sa vraie, sa seule propriété alors c'est le prix de sa denrée. En effet, un propriétaire de grains est-il bien à plaindre lorsqu'en raison de l'élévation extrême du prix du blé il reçoit une somme d'argent considérable qui le dédommage amplement des sacrifices qu'il peut avoir faits?
Source : Gallica

A. Bélurgey de Grandville Examen de la question des céréales… (1847)

La France, en abolissant les lois prohibitives, ne ferait qu'améliorer l'état des populations étrangères et féconder la richesse des autres nations aux dépens de ses propres ressources, au lieu de ménager à ses enfants du travail, ce travail si nécessaire qui leur assure la subsistance, qui en est le prix et qui augmente la population et la force publique. Qu'on y fasse bien attention, et l'on verra que la plupart des lois prohibitives qu'on poursuit au nom de la liberté sont presque toujours la sauvegarde du pauvre contre le riche
Source : Gallica

A. Bélurgey de Grandville Examen de la question des céréales… (1847)

Plus un pays est peuplé, plus il doit être timide dans les lois d'exportation, parce qu'il éprouve nécessairement de plus grandes difficultés que les autres Etats lorsqu'il veut obtenir des secours proportionnés à ses besoins; si on détermine une limite pour l'exportation, mieux vaut qu'elle soit trop basse que trop haute, parce qu'il n'y a nulle proportion entre le danger d'une prohibition inutile et celui d'une exportation imprudente.
Source : Gallica

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