A. Dareau de Thiron

Élements biographiques

A. Dareau de Thiron A tous les honnêtes gens, sur les abus moraux et politiques du XIXe siècle… (1847)

Le peuple, c'est la nation , ce sont les gouvernants et les gouvernés. C'était, en 1780, sous Louis XVI, les trois ordres réunis du clergé , de la noblesse et du tiers-état. La France, alors soumise au bon plaisir d'un roi absolu , était livrée aux privilèges des nobles et du clergé, tandis que le tiers-état , c'est-à-dire la bourgeoisie , les ouvriers, les laboureurs et les prolétaires, accablés sous le poids de toutes les charges publiques, ne trouvait dans le travail même que mépris , abandon et misère.
Deux classes bien distinctes composaient donc le peuple : le privilège et la servitude.
Source : Gallica

A. Dareau de Thiron A tous les honnêtes gens, sur les abus moraux et politiques du XIXe siècle… (1847)

L'émigration commence, la tête du monarque roule sur l'échafaud ; noblesse, clergé, tout fuit ou tombe sous la hache de l'égalité; immunités, privilèges disparaissent anéantis, et la France montre à l'Europe étonnée ce que sait affronter, ce que peut oser un peuple conduit par la liberté. Le peuple alors, c'était bien toute la nation , c'était la force, la puissance et la souveraineté.
Source : Gallica

A. Dareau de Thiron A tous les honnêtes gens, sur les abus moraux et politiques du XIXe siècle… (1847)

Tel qu'un arbre orgueilleux dont les racines insatiables épuisent le sol qui le nourrit, dont les branches épaisses étouffent sous leur ombrage les plantes étiolées qui croissent près de lui, tel aussi ce dévorant privilège, arrosé des sueurs d'un travail incessant, courbe sous son affreux égoïsme le courage et la force de la multitude, laissant à peine aux besoins du peuple un abri, un lit et du pain.
Source : Gallica

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