Félix-Victor Martha-Beker

Élements biographiques

Félix-Victor Martha-Beker Le général Beker (1876)

Le Général en proie aux tristes réflexions que tant d'infortune faisait naître, attendait le réveil de l'Empereur, lorsque, vers quatre heures du matin, arriva le duc Decrès, ministre de la marine. Il venait notifier lui-même à Napoléon le dernier arrêté du Gouvernement provisoire, et l'avertir des dangers qu'un plus long séjour à la Malmaison multiplierait
autour de lui, l'avant-garde ennemie pouvant se montrer d'un instant à l'autre.
Source : Gallica

Félix-Victor Martha-Beker Le général Beker (1876)

En cet instant, l'Empereur, empressé de lui donner un témoignage public de
sa haute satisfaction pour la noblesse de sa conduite à son égard , lui dit : Embrassez-moi, Général, je vous remercie de tous les soins que vous avez pris de moi ; je regrette de ne pas vous avoir connu plus tôt d'une manière aussi particulière , je vous aurais attaché à ma personne. Embrassezmoi, Général, adieu. Les sanglots étouffaient la voix de celui qui, en étreignant dans ses bras son illustre Souverain qu'il ne devait plus revoir, ne put prononcer que ces quelques mots: Adieu, Sire, soyez plus heureux que nous.
Source : Gallica

Félix-Victor Martha-Beker Le général Beker (1876)

Les membres du Gouvernement savaient que la loyauté du Général ne transigerait avec aucun parti, que, si son dévouement était mis à l'épreuve, il n'hésiterait pas à sacrifier sa vie pour assurer celle de l'Empereur.
D'ailleurs, après le dernier acte de déférence de Napoléon à des déclarations qui lui semblaient exprimer le vœu de la France, le comte Beker aurait cru manquer de patriotisme en refusant une mission délicate, que l'effervescence des populations, dont l'affection ou la haine étaient également à craindre, pouvait rendre périlleuse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature