Joseph Hugo Journal historique du blocus de Thionville en 1814… (1819)

Le bruit de la paix avec les russes était général : comme on ignorait si elle avait eu lieu avec les prussiens, les habitans craignaient que ceux-ci ne vinssent insulter la place.
Quelques journaux mal informés répandaient les nouvelles les plus absurdes. Tantôt ils annonçaient de la part de Thionville des sorlies vigoureusement repoussées ; tantôt ils présentaient cette place comme insoumise. La vérité est que l'esprit des citoyens, du général et de sa petite garnison était tout-à-fait français; que la patrie et le Roi pouvaient avoir en eux la plus entière confiance
Source : Gallica

Joseph Hugo Journal historique du blocus de Thionville en 1814… (1819)

Le général reçut un parlementaire: Le commandant du blocus demandait des nouvelles de ses prisonniers et de ses blessés ; il nous signifiait que si nous continuions à tirer sur ses petits détachemens, il brûlerait les maisons que les trois plus riches particuliers de Thionville possèdent à Guentrange. Maître d'un pays, l'ennemi peut sans doute y faire beaucoup de mal, mais en bonne guerre cela est-il permis ? peut-on châtier une personne pour les fautes d'une autre ?
Source : Gallica

Joseph Hugo Journal historique du blocus de Thionville en 1814… (1819)

Le général qui connaissait le prix des hommes, surtout dans une position fermée, avait recommandé de combattre à couvert des arbres et de ne point sortir du bois, mais l'envie de culbuter l'ennemi l'avait emporté, et c'est en débouchant sur les terres labourées que nous souffrîmes le plus. Malgré cela nous réussîmes et le poussâmes jusqu'auprès d'Ilange. Le général nous fit rappeler , et pour appuyer notre retraite autant que pour empêcher qu'on ne nous coupât, il fit avancer vers nous les réserves placées à Haute-Yutz.
Source : Gallica

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