Jules Goury du Roslan, Essai sur l'histoire économique de l'Espagne (1888)
“ Tant qu'elles demeurent pauvres et incultes, l'impôt ne consiste qu'en services personnels. En temps de guerre, lorsque l'ennemi menace le territoire commun, les habitants sont tenus de se lever en masse pour le défendre; en temps de paix, ils cultivent de leurs mains les domaines du chef, des prêtres et des nobles. L'impôt n'est encore à proprement parler qu'une corvée. Mais dès que l'agriculture et l'industrie commencent à fleurir, et que la richesse publique apparaît, il s'étend des personnes aux choses : on prélève des dîmes sur les récoltes, sur les troupeaux et sur le produit du travail. ”
