Léon Amé

Élements biographiques

Léon Amé Étude économique sur les tarifs de douanes (1859)

Contestant tous les faits avancés par M. Darblay, il soutenait que le sésame, grâce à l'immense développement de la consommation de Marseille, n'avait nulle part compromis la production nationale. Il montrait l'Angleterre, la Belgique, ne frappant les graines étrangères que d'un simple droit de balance. Il repoussait enfin comme une sorte d'attentat à l'égalité de tous devant la loi une révolution de tarif qui pouvait avoir pour résultat de sacrifier à de jalouses rivalités l'une des plus belles conquêtes de l'industrie et du commerce marseillais.
Source : Gallica

Léon Amé Étude économique sur les tarifs de douanes (1859)

Nous ne sommes pas, bien s'en faut, partisan des industries factices, et nous ne voudrions jamais voir les gouvernements ou les peuples tenter d'intervertir les lois naturelles de la production. Mais la fabrication de la betterave, en Europe, est une industrie parfaitement rationnelle, puisqu'elle nous livre aujourd'hui le sucre à meilleur marché que le planteur des tropiques. Il importe peu que ce soit en raison de la différence des frais de transport. La distance est un obstacle naturel, tout comme l'infertilité du sol ou la pauvreté des mines.
Source : Gallica

Léon Amé Étude économique sur les tarifs de douanes (1859)

Les éléments sur lesquels s'exerce le travail de l'homme ne se multiplient pas à l'infini, et les peuples, comme les particuliers, ne sauraient toujours, même au prix de grands sacrifices, remplacer à leur gré une industrie par une autre. D'ailleurs, en limitant trop ses exploitations , notre pays laisserait évidemment sans emploi une notable partie de ses forces productives. Le jour où la France devrait renoncer à demander à ses populations des blés, des bestiaux, des laines, des tissus, des filés, des fers, il est bien sûr qu'elle ne trouverait pas d'équivalent complet à leur offrir.
Source : Gallica

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