Résumé

A. Delagrange A MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1847)

Si cette dernière hypothèse demeure, adieu la contagion.
Examinons maintenant les inconséquences du contagionisme par infection, doctrine aujourd'hui en faveur à l'Académie.
Chaque malade, dit-on, devient un foyer pestilentiel, indépendamment du grand foyer atmosphérique. Ainsi vous avez eu le malheur de respirer plusieurs fois l'air de la chambre d'un malade, et vous voilà infecté ! Mais non ; n'ayez pas peur. Vous pouvez encore donner la main à vos amis, les visiter, les toucher. Le contact de milliers de pestiférés ne fait pas de mal !
Source : Gallica

A. Delagrange A MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1847)

Rien ne prouve encore moins l'infection. Avec la doctrine ancienne, je pouvais encore visiter un ami, sauf à éviter de le toucher; mais, avec l'infection, je ne puis même respirer l'air de sa chambre, sans un danger mortel. Vous isolez, vous tuez le malade ; vous faites même mentir votre doctrine, puisque vous vivez constamment avec les pestiférés, sans gagner la peste !
Source : Gallica

A. Delagrange A MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1847)

Mais ce n'est pas là la peste. Vous jetez comme à plaisir la confusion dans le sujet que vous avez à traiter. On a toujours attribué la peste, jusqu'à nos jours, aux miasmes des marécages que forme le Nil, et qui n'attendent pas le concours de vos influences locales et atmosphériques. Ce ne sont pas de fortes raisons que vous nous offrez à l'appui de votre doctrine.
Source : Gallica

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