A. French, Histoire d'un soldat de 1870 (1871)
“ Tout autour de cette ville, une masse énorme d'hommes, de chevaux, de canons, se pressait à s'étouffer, comme un troupeau de moutons, pendant que les canons prussiens tiraient au milieu. C'était ce qui restait de l'armée française, des cent mille hommes qui, en se réunissant à Bazaine, devaient sauver la France ! A gauche, en remontant la Meuse, on voyait sur l'autre rive une grosse fumée noire qui se tordait dans le ciel. C'était le village de Bazeilles qui brûlait. Enfin on entendait encore, dans un faubourg de la ville, une fusillade, mais très-faible et qui s'éteignait peu à peu. ”
