Alfred Rambaud,
Les tsarines de Moscou et la société russe à l’époque de la renaissance
“ Il ne faut pas oublier que si l’impératrice devenait une souveraine pour tous les Russes, une maîtresse pour son père même et ses parens, elle restait une sujette, une esclave pour son mari. Le tsar l’avait élevée, le tsar pouvait l’abaisser et du palais l’envoyer au couvent. Les chants populaires ont conservé le souvenir ému de ces infortunes souveraines. Elle se lamente, la tsarine, sur l’escalier de son palais ; elle ne pourra plus s’asseoir à la table de cyprès, ni savourer les plats sucrés, ni manger la chair du cygne blanc. ”
