Résumé

Analyse du plaidoyer de Me Mérilhou… (1824)

On parle d'une production nouvelle de son admirable pinceau, et l'on veut rétrécir le pouvoir du talent jusqu'au point de ne laisser le droit de l'admirer qu'aux approbateurs du régicide. Mais ne sait-on pas que l'homme de génie n'appartient ni aux factions qui ont pu l'entraîner dans leurs flux orageux, ni au pays, ni au temps qui l'a vu naître, ni à la famille dont il a emprunté le nom et l'héritage. Il appartient à l'humanité tout entière, il n'appartient qu'à elle, et le droit de l'admirer appartient à tout homme sensible aux attraits du vrai beau et capable d'en éprouver l'empire.
Source : Gallica

Analyse du plaidoyer de Me Mérilhou… (1824)

Qui que vous soyez, nobles ou plébéiens , quelles que soient vos idées sur les combinaisons de l'aristocratie ou de la démocratie ; partisans du double vote, amis de la grande ou de la petite propriété, vous ne voulez pas, vous ne pouvez pas vouloir l'arbitraire, car l'arbitraire peserait d'abord sur vous mêmes ; vous ne voulez pas le silence, car vous avez besoin de la liberté de la presse pour exposer vos besoins et vos théories politiques ; vous ne voulez pas la corruption, car aucune association ne peut adopter pour enseigne ce qui n'est pas la vertu.
Source : Gallica

Analyse du plaidoyer de Me Mérilhou… (1824)

Vous parlez de conscience , c'est-à-dire d'une raison éclairée, et l'on vous dit que c'est l'exaltation , c'est-à-dire l'absence de toute raison. Dire qu'un homme a été emporté par la tempête, vous appelez cela une délibération calme et consciencieuse; dire qu'un homme est soumis à la plus terrible responsabilité, vous appelez cela l'apologie du régicide.
Source : Gallica

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