André Lacroix

Résumé

André Lacroix,  Saint-Marcellin

“ À peine a-t-il le temps de jeter un coup d’œil rapide sur le magnifique paysage au milieu duquel la ville présente ses toits rouges et son clocher grisâtre. Mais un Dauphinois admettra-t-il un instant que la patrie de Lagrange soit une ville sans traditions ? Jamais.
N’ayant aucune prétention à l’esprit prophétique, je renonce à réfuter l’assertion de M. d’Haussez relative à l’avenir, dont Dieu seul a le secret pour les cités comme pour les individus ; mais je proteste contre l’absence de traditions historiques à Saint-Marcellin.
”
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André Lacroix,  Saint-Marcellin

“ L’hospice fut fondé, selon M. Pilot, en 1347, par le dauphin Humbert II, et doté dans la suite par plusieurs bienfaiteurs. Il avait un chapelain qui le dirigeait. Les soins de l’intérieur étaient dévolus à un hospitalier qui jurait de gouverner et de servir avec bonté les pauvres pendant leur vie et de les ensevelir après leur mort, de se rendre utile aux habitants en temps de peste et de fournir un compte de sa gestion aux consuls. ”
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André Lacroix,  Saint-Marcellin

“ Au point de vue de la justice et des franchises locales, le lecteur est déjà pleinement édifié ; au point de vue militaire, Saint-Marcellin a joué un rôle pendant les guerres du XVIe siècle. Il a eu pour fondateur Humbert II, qui céda le Dauphiné à la France, et que le président Valbonnais a regardé comme un grand prince ; il a vu naître des magistrats et des diplomates du nom de Lagrange et de Déageant ; il a vécu dans le calme et l’aisance pendant plusieurs siècles : quelles traditions historiques peuvent donc manquer à sa gloire ? ”
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