André Lebey,
Andarta : poèmes
(1931)
“ Un infini d'espace lumineux Ouvre le jeune été sur toute la matière. Mon cœur, formé d'un sang venu de tant d'aïeux, Retrouve l'espérance ancienne, salutaire, D'un avenir plus vrai, déchire le mystère De ce qui l'a vaincu d'être victorieux. Tout dit qu'il se refuse à cet arrêt injuste. Il en dépasse l'ombre et la nuit. Il ajuste A son droit, dont il fait le moyen du devoir Qui semble inscrit partout pour que son bras l'achève, Réponse du réel au but voilé du rêve, L'ordre moins incertain que veut son désespoir. ”
