André Lebey

André Lebey

Résumé

Portrait de André Lebey André Lebey Andarta : poèmes (1931)

Un infini d'espace lumineux Ouvre le jeune été sur toute la matière.
Mon cœur, formé d'un sang venu de tant d'aïeux, Retrouve l'espérance ancienne, salutaire,
D'un avenir plus vrai, déchire le mystère De ce qui l'a vaincu d'être victorieux.
Tout dit qu'il se refuse à cet arrêt injuste.
Il en dépasse l'ombre et la nuit. Il ajuste A son droit, dont il fait le moyen du devoir
Qui semble inscrit partout pour que son bras l'achève, Réponse du réel au but voilé du rêve,
L'ordre moins incertain que veut son désespoir.
Source : Gallica

Portrait de André Lebey André Lebey Andarta : poèmes (1931)

Craquelé, tout le sol expire, gris, aride Sous sa poussière, veuf jusqu'au fond de ses puits.
La nature, tour à tour farouche ou languide, Abandonne son rythme, avant tout d'harmonie, Comme si, quelque part, son grand sablier vide,
Le Temps s'était lassé de mesurer la vie.
Qu'est ce qui meurt vers nous d'épars dans l'atmosphère ? Les astres, révoltés, meurtriraient-ils la sphère,
Ou les fronts, avilis, ne les recherchent plus ?
De n'y dépasser rien, l'homme atteint-il la terre Dont l'antique jeunesse, ouverte à son mystère, Fécondait l'univers d'un invisible flux ?
Source : Gallica

Portrait de André Lebey André Lebey Andarta : poèmes (1931)

Tendu d'attente, de bonheur Vers l'impalpable élémental
Du soleil auquel il ressemble, Comme s'il s'en savait l'image, Royal d'y dédier son visage Sous lequel le grain se rassemble.
L'homme, à jamais trop loin de l'homme, Fatigué de son âme lente,
Se rapproche en vain de la plante Pour le rêve que rien ne nomme,
Désormais, sur la terre, veuve Du Dieu qui s'y trouvait, peut-être, Dont l'appétit meurt en son être Qui n'en sait pas la norme neuve.
La Force et l'Argent, seuls, commandent, Serpents au sceptre du Destin ; Personne ne croit plus à rien
Source : Gallica

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