André Nicoll, Comment la France a payé après Waterloo (1929)
“ Ouvrard est décidément l'apôtre de l'emprunt. Tous ses grands projets, tous les conseils « magiques » qu'il débite à grand renfort de formules brillantes et paradoxales, sont inspirés de sa foi dans la puissance illimitée du crédit public. Son thème favori peut se réduire à la formule suivante : l'emprunt est un stimulant du crédit public ; pour faire hausser la rente il faut en créer. Si le gouvernement de la Restauration l'avait pris au mot, la crise financière de 1818 aurait pris les dimensions d'une catastrophe comme celle qu'on avait vue un siècle auparavant. ”
