Résumé

André Nicoll Comment la France a payé après Waterloo (1929)

Ouvrard est décidément l'apôtre de l'emprunt. Tous ses grands projets, tous les conseils « magiques » qu'il débite à grand renfort de formules brillantes et paradoxales, sont inspirés de sa foi dans la puissance illimitée du crédit public. Son thème favori peut se réduire à la formule suivante : l'emprunt est un stimulant du crédit public ; pour faire hausser la rente il faut en créer. Si le gouvernement de la Restauration l'avait pris au mot, la crise financière de 1818 aurait pris les dimensions d'une catastrophe comme celle qu'on avait vue un siècle auparavant.
Source : Gallica

André Nicoll Comment la France a payé après Waterloo (1929)

Mais on n'oserait affirmer que les obligations accablantes dictées à la France fissent partie d'un programme de liquidation générale de la guerre. Au fait, après Waterloo, les alliés de Chaumont, pris de panique, n'avaient eu qu'une idée : imposer à la France des charges telles qu'elle soit incapable de menacer la paix de l'Europe.
Or, la France s'est acquittée de ces charges avec la plus grande exactitude, et, au moment où les armées d'occupation étrangères quittaient son territoire, en
1818, elle avait rempli tous les engagements qu'elle avait contractés en 1815.
Source : Gallica

André Nicoll Comment la France a payé après Waterloo (1929)

Après l'emprunt intérieur, les efforts de tous les capitalistes français réunis, seraient insuffisants à amasser et exporter un tel capital. Pour assurer le transfert de cette somme à des époques rapprochées, pour pouvoir appeler les capitaux étrangers à l'aide des finances si obérées de la France, il était nécessaire de recourir à des maisons qui, grâce à leur longue expérience et leur crédit universel, pussent assurer le succès de ce deuxième emprunt.
Source : Gallica

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