Résumé

Various L'Illustration, No. 1595, 20 Septembre 1873

A Berlin, à Vienne, à Pétersbourg, à Londres, partout, on arme avec une fiévreuse activité, et la cour des Tuileries acquiert bientôt la conviction qu'il faut se préparer à une lutte suprême.
Mais toutes les ressources de la nation sont épuisées: la France a donné jusqu'au dernier de ses enfants, et tous les efforts sont inutiles. C'est à grand-peine que l'on parvient à réunir quelques troupes, mélange de vieux soldats et d'enfants.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 1595, 20 Septembre 1873

Les derniers trains qui viennent de partir pour la Prusse, emportant vers le Rhin nos fourgons chargés d'espèces d'or et d'argent, ont complété la réunion fabuleuse des 5 milliards de notre rançon. Déjà l'Illustration a mis en évidence le poids fantastique de ce capital et son volume non moins inouï, malgré la facilité avec laquelle le chiffre de milliards est entré depuis la guerre dans la conversation, tandis qu'il y a seulement dix ans on parlait à peine, et sans bien en sentir la valeur, de simples centaines de millions. La marche des langues ressemble un peu à celle des impôts.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 1595, 20 Septembre 1873

La France n'a plus d'armées; ses généraux sont prisonniers.
Les armes, les soldats, l'argent, tout manque à la fois.
N'importe: pendant quinze ans la France a lutté contre toute l'Europe; elle ne peut succomber ainsi.
Paris ferme ses portes et arme ses remparts, la province tout entière se soulève.
En quelques mois, en quelques jours, de nouvelles troupes sont levées. Ce ne sont plus, hélas! les soldats de Rezonville et de Wissembourg. Mais le Français se forme vite au feu.
Il faudra cinq mois encore aux Prussiens pour triompher de cette résistance.
Source : Gutenberg

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