Résumé

André Thévenot Méridionales, poésies intimes, par A. Thévenot… (1835)

Puis, c'est la liberté, déesse qui convie A ses trois jours sanglans. et joue avec la vie Comme la lune avec les flots !.
Je rêve !. Voyez-vous tournoyer sur l'abîme Une femme, une femme, innocente victime Dont l'amour a déçu le pauvre cœur aimant !.
Réal, reflète-la dans ton onde si blanche !
Pour la revoir encor mon front rêveur se penche.
Réal, reflète-la cette fleur de pervenche, Comme une étoile au firmament !.
Je rêve. N'est-ce pas un bon Ange qui passe, Dont l'aile est si soyeuse et jamais ne se lasse A voltiger autour du poète chéri !.
Source : Gallica

André Thévenot Méridionales, poésies intimes, par A. Thévenot… (1835)

Priez, frères, priez Notre-Dame qui veille, De l'âme et du regard au-dessus de Marseille I Priez, frères, priez et la nuit et le jour I La prière est un baume, une sainte rosée Qui redonne la sève à la vie épuisée JI Et qui nous ouvre un ciel d'amour !
Priez 1 au temple saint, prosternez-vous nos frères!
Le monstre est là fixant ses regards funéraires Sur vos pavés déserts, sur vos seuils, sur vos pas; Affamé de vos pleurs, convoitant votre vie; — Jamais sa soif de sang ne peut être assouvie; Triez ! mais ne refusez pas
L'aumône à l'orphelin et l'aumône à la veuve !
Source : Gallica

André Thévenot Méridionales, poésies intimes, par A. Thévenot… (1835)

Et me dit d'élever mes hymnes vers le Ciel !..
Je rêve. C'est l'aurore après la nuit d'orage, C'est le port désiré pendant le long naufrage, .c'est le prêtre au mourant disant encor : courage !
Avec sa parole de miel 1..
Flots légers du Réal, vous avez la voix douce, Plus douce que le bruit du zéphyr sur la mousse ; Plus douce que les chants du soir dans le lointain ; Plus douce que le son de l'orgue qui s'achève, Ou que le frôlement de l'oiseau qui s'élève ; Flots légers du Réal, vous rendez l'âme au rêve Qui lui souriait le matin !..
Source : Gallica

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