Résumé

André Veidaux Auguste Rodin Statuaire. Socio-philosophie d'art (1900)

Le temps est le grand facteur d'évolution.
Rodin, comme Wagner, comme Shakespeare, c'est le Drame. Michel-Ange, Beethoven, Eschyle, furent la Tragédie.
Quoi qu'il en soit, La Voix des Basiliques, à part cette dispute peut-être un peu insistante sur l'acception d'un vocable, demeure le remarquable chapitre que j'ai signalé. Léon Maillard, avec sa nette vision de l'histoire, sa notion réfléchie des civilisations comparées, dégage habilement de la confusion des origines le départ des vocations et retrace au sein des ténèbres la voie de lumière et le destin du génie.
Source : Gallica

André Veidaux Auguste Rodin Statuaire. Socio-philosophie d'art (1900)

Croyons, à l'encontre de Malthus, à la foi de Condorcet en la perfectibilité indéfinie de l'humanité. Le cycle cosmique limitera seul nos efforts. Plus le milieu générateur sera dépouillé de ses hideurs et de ses dégradations, plus l'éducation de l'Individu sera formelle en orgueil, en solidarité, en Justice, en beauté !
Le génie, — et dès maintenant j'entends faire allusion au plus grand statuaire de notre temps, à Rodin, — le génie, dis-je, c'est exceptionnel qui détermine la règle de demain, c'est le singulier qui étendra sa norme jusqu'à l'esprit de la pluralité.
Source : Gallica

André Veidaux Auguste Rodin Statuaire. Socio-philosophie d'art (1900)

La foule se prostitue au talent, l'individu s'exalte au contact du génie. Cela parce que la foule est un chaos anonyme qui se mire dans l'anonymat coutumier au « talent », parce quelle n'est que le grouillement inconsistant auquel aspire l'inconsistance organique des médiocres. Cela encore parce que l'Individu, être en haleine de perfectibilité et en travail d'excellence, vibre à la caresse magnétique du « génie »,
dans la spontanéité du frisson suprême d'idéal et dans l'intuition de la surhumaine beauté.
Source : Gallica

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