Résumé

Antoine Goze Souvenirs de la campagne 1870-1871… (1872)

On était arrivé à l'extrémité du village de Welles; à un signal donné, la foule s'arrête. On regarde, et dans le lointain on aperçoit deux cavaliers qui s'avançaient en toute hâte. Des cris de joie et d'admiration s'échappent de tous les cœurs et de toutes les lèvres : « M. l'Aumônier, vive M. le Curé -de Plainville, le voilà, disait-on. » C'était en effet, M, l'abbé Sterlin, qui, après plus de sept mois de cruelle absence, se rendait avec bonheur dans sa chère paroisse.
Source : Gallica

Antoine Goze Souvenirs de la campagne 1870-1871… (1872)

Par les diverses ouvertures du parc du Château de Querrieux, nous apercevons les mouvements de nos colonnes, et bientôt nous allons occuper nos positions. A onze heures, chaque régiment, chaque bataillon, chaque batterie est à son rang de 'bataille. Je contemple toutes les files d'hommes, échelonnés sur les rampes du coteau, attendant l'ennemi de pied ferme, et la confiance qui m'envahit semble se peindre un peu sur tous les visages.
Tous les regards se portent dans la direction d'Amiens.
Le froid est rigoureux, par dix-sept degrés sous zéro, et un temps couvert.
Source : Gallica

Antoine Goze Souvenirs de la campagne 1870-1871… (1872)

Je venais de recevoir ma nomination offiéielle et prenais mes dispositions pour me rendre sur le champ de bataille au premier coup de canon. A onze heures se font entendre de sourds grondements dans le lointain, c'était le commencement de l'attaque sur VillersBretonneux. Un peu avant midi le battement sinistre de la générale mettait en émoi la ville d'Amiens. On voyait les gardes nationaux se rendre en toute hâte au lieu du ralliement et se mettre à la suite des troupes pour se porter sur notre aile
droite par la route d'Amiens à Beauvais, en avant du village de Dury.
Source : Gallica

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