Résumé

Antoine Jolyet Le Transport des bois dans les forêts coloniales… (1912)

En montagne on trouve un adjuvant précieux dans la déclivité, ou, pour parler plus exactement, dans l’utilisation possible de la pesanteur pour conduire les bois au bas des versants où les recueilleront des routes ou des cours d’eau.
Souvent on se contente de lancer les pièces, le gros bout en avant, dans un couloir naturel : elles glissent avec rapidité suivant la ligne de plus grande pente, surtout si on a eu soin de les écorcer. On retrouve dans cette manière de faire tous les inconvénients du traînage sur le sol, exagérés par la vitesse de la descente.
Source : Gallica

Antoine Jolyet Le Transport des bois dans les forêts coloniales… (1912)

Bien plus, dans la forêt sauvage, les essences précieuses ne sont pas toujours représentées par de très nombreux individus; souvent ceux-ci sont noyés dans une masse de sujets d’essences secondaires. Si le climat est froid, cela n’offre qu’un demi-inconvénient : l’homme, qui a besoin de chauffage, n’est pas très difficile. Au contraire, si le pays est chaud, si, en même temps, comme c’est le cas le plus général, les chemins sont rares, on n’exploite que les bois ayant une haute valeur d’exportation : les meilleurs bois d’ébénisterie par exemple.
Source : Gallica

Antoine Jolyet Le Transport des bois dans les forêts coloniales… (1912)

Nous voulions aussi appeler leur attention sur le lien étroit qui nous paraît rattacher l’installation de voies de vidanges utilisant le bois (chaussées revêtues de rondins, couloirs en bois...) aux exigences culturales.
En effet, quand une forêt est abandonnée à des exploitations non réglementées, celui qui veut y prendre du bois va au plus commode : il se garde bien d’abattre de très vieux arbres, dont les tissus sont souvent désorganisés, et dont le transport est, en tout cas, très difficile : il ne s’attaque qu’aux bois moyens.
Source : Gallica

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