Armand Le Corbeiller, Le long martyre de Françoise Salmon… (1927)
“ Tu es jugée ? — Oui, répondit-elle, la sentence est cassée; il faut recommencer le procès ; cela ne finira point, il faut que je retourne à Caen. — Bon ! dit l'homme, l'on t'abuse, tu es condamnée à être brûlée : tu es renvoyée à Caen pour ça, je le sçais bien, moi ! » A ces mots, Françoise Salmon devint d'une pâleur mortelle ; elle plia les genoux, les bras levés au ciel, les mains jointes, en s'écriant : « Ah ! mon Dieu ! vous sçavez pourtant que je suis innocente ! » Ses beaux yeux se renversèrent et, tombant sans force et sans vie, elle s'évanouit. ”
