Armand Le Corbeiller

Résumé

Armand Le Corbeiller Le long martyre de Françoise Salmon… (1927)

Tu es jugée ?
— Oui, répondit-elle, la sentence est cassée; il faut recommencer le procès ; cela ne finira point, il faut que je retourne à Caen.
— Bon ! dit l'homme, l'on t'abuse, tu es
condamnée à être brûlée : tu es renvoyée à Caen pour ça, je le sçais bien, moi ! »
A ces mots, Françoise Salmon devint d'une pâleur mortelle ; elle plia les genoux, les bras levés au ciel, les mains jointes, en s'écriant : « Ah ! mon Dieu ! vous sçavez pourtant que je suis innocente ! » Ses beaux yeux se renversèrent et, tombant sans force et sans vie, elle s'évanouit.
Source : Gallica

Armand Le Corbeiller Le long martyre de Françoise Salmon… (1927)

Et c'est pourquoi Fournel ne croyait pas à l'empoisonnement des sept convives. Il imagine l'état d'esprit où devait se trouver madame Huet-Duparc à la découverte de l'arsenic qui avait causé la mort de son père. Pour détourner tous soupçons et toutes recherches, elle imagina la tragi-comédie de l'empoisonnement général en commençant par elle-même.
Les autres suivirent : c'est un phénomène bien connu que l'effroi d'une seule personne se communique, dans les cas d'empoisonnement, à tous ceux qui ont touché aux plats.
Source : Gallica

Armand Le Corbeiller Le long martyre de Françoise Salmon… (1927)

Madame Huet-Duparc entra la première en disant : « Ah ! nous sommes tous empoisonnés, on sent ici l'odeur d'arsenic brûlé ! » Le cousin Fergant dit de même, bien que ne sachant pas exactement ce qu'était cette odeur, mais son émotion était telle qu'il était convaincu que l'on sentait l'ail et que la servante avait jeté dans le feu, sur lequel chauffait l'eau, ce qui restait de la soupe empoisonnée.
Source : Gallica

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