Auguste Le Chevalier

Résumé

Auguste Le Chevalier Un avocat rouennais au XVIIIe siècle… (1876)

Nous ne pouvons dire si Le Chevalier se rendit enfin aux désirs de son ami. On peut le croire, car il employait ordinairement le temps des vacances à faire quelques voyages. Il visita ainsi plusieurs villes : Paris, St.-Germain, Marli, Versailles, en compagnie de Mr de Boisnormand, conseiller au Parlement, autre ami bien cher; plus tard, Caën, St.-Malo où il vit, à la messe, « plusieurs femmes bien mises, mais qui n'avoient pas l'air de nos dames de Rouen; »
Source : Gallica

Auguste Le Chevalier Un avocat rouennais au XVIIIe siècle… (1876)

A vous entendre Ifs est un nouveau Parnasse, c'est un séjour charmant où l'esprit et le cœur trouvent à se satisfaire, vous y rassemblez des amis dont vous exagerez le mérite, marque bien obligeante de votre amitié de chercher par une peinture aussi flateuse à me déterminer de vous aller voir. Les plaisirs que vous me marquez mon cher ami, me flattent infiniment, mais beaucoup moins que la satisfaction de vous posséder, et si jamais je vais à Ifs ce ne sera point pour y chercher d'autres personnes que vous.
Source : Gallica

Auguste Le Chevalier Un avocat rouennais au XVIIIe siècle… (1876)

De tels plaisirs ne pouvaient satisfaire un cœur naturellement noble et généreux; ils pouvaient tout au plus l'étourdir et le fatiguer, aussi Le Chevalier reportait-il souvent sa pensée sur des objets plus élevés. « Le tracas du monde, ses plaisirs, son tumulte, mandait-il à un religieux avec lequel il parait avoir eu quelques rapports intimes, tout cela n'a rien qui puisse vous amuser : Vous avez bien raison, ils ne me divertissent guère non plus. Je leur préférerois une agréable retraite. « Sed cum hac distinctione. » Comme les sentiments de l'homme sont bien incertains.
Source : Gallica

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