Edmond Spalikowski

Résumé

Edmond Spalikowski La Bouille : paradis touristique (1936)

Aussi, dois-je à la Bouille, en hommage de gratitude, de la chanter comme il sied. Car, non seulement mon enfance a connu les émerveillements de son site et de ses rives, mais, au printemps des amours, le poète a caché sous les ombrages de ses clos, aux mois des fleurs de pommier, les heures d'hyménée, fuyant très douces et trop brèves, comme emportées au fil de l'eau, dans l'ivresse de l'oubli, des rêves et de la joie.
J'y suis maintes fois revenu avec l'épouse chère, comme on retourne aux lieux préférés où quelque chose de notre vie demeure à jamais attaché.
Source : Gallica

Edmond Spalikowski La Bouille : paradis touristique (1936)

Au sortir du vaisseau de pierre, la fièvre de la rue, aux dimanches et fêtes, trouble à nouveau l'humble contemplatif que croisent les autos, que bousculent les passants, touristes ou cyclistes aux assemblées des Saintes Clotilde et Madeleine, ou qu'harcèle le frêle appel du bac.
Car la cale est ici, juste en face le porche moderne, invitant à l'embarquement sur le large bateau plat que remorque un canot à moteur remplaçant les rameurs qui, jadis, de leurs muscles robustes, halaient la lourde machine et sa cargaison jusqu'aux saulaies de Sahurs.
Source : Gallica

Edmond Spalikowski La Bouille : paradis touristique (1936)

Ou vers le nid d'Albert Lambert.
Bien mieux, qui eût pensé que le mousse du bateau de la Bouille fut, lui aussi, poète, et poète authentique rimant des vers à bord du vieil Elan ? A dix-sept ans cela se conçoit à la rigueur, lorsque l'on habite une mansarde et qu'on est amoureux. Mais André GUÉRIN dont le cahier d'impressions, ne quittait point la poche y avait écrit :
Ne crois pas à l'amour, car l'amour est un rêve C'est un songe divin que l'on fait à vingt ans,
C'est une fleur cueillie un matin de printemps Et qui se meurt au soir lorsque le jour s'achève.
Source : Gallica

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