Résumé

Edmond Spalikowski Dieppe vu par un horzain : croquis pittoresques et archéologiques (1921)

Avant de quitter Dieppe, allons nous promener une dernière fois vers la plage et l'Hôtel de Ville, où nous gravirons l'escalier qui mène à la bibliothèque.
Voici la grande salle, avec ses boiseries à colonnes, ses meubles chargés de livres rares, aux couvertures de cuir, de maroquin ou de vélin, sur lesquels flambloient de leurs ors, à peine ternis, les armoiries de familles nobles ou royales, les tables de travail, plutôt tables de salon, avec leurs encriers qui attendent les laborieux artisans de l'esprit. Par les larges fenêtres, donnant sur la mer, arrive la lumière.
Source : Gallica

Edmond Spalikowski Dieppe vu par un horzain : croquis pittoresques et archéologiques (1921)

L'hygiène, dans les quartiers les plus populeux, tient avant tout à l'air, au seau d'eau, à la brosse et à la chaux. Donnez à nos manants d'autrefois, à nos ouvriers d'aujourd'hui, l'énergie de frotter, laver et astiquer, et vous aurez la maison saine, pourvu que le soleil dépose chaque jour, sur ses lucarnes et sa façade, son baiser matinal.
Renversez, purifiez les taudis sans lumière, l'art n'y perdra guère, mais respectez le pignon sur rue, que les habitants de Caudebec-en-Caux ont le secret de si bien restaurer !
Source : Gallica

Edmond Spalikowski Dieppe vu par un horzain : croquis pittoresques et archéologiques (1921)

En remuant ces souvenirs, du bout de ma plume capricieuse, je me demande si vraiment je suis bien pour les Dieppois un horzain, au sens strict du mot cauchois, que A. G. de Fresnay dans son Mémento du patois normand, définit : « étranger, individu qui n'est pas du pays. »
Etranger au pays ! Moi qui vis à la frontière de l'arrondissement de Dieppe. Etranger au pays ! Moi qui chante les vallons, les bosquets, les clochers et les cimetières des villages, où se mêle au parfum des pommiers, l'âpre odeur des vents du large.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature