Ludovic Vitet,
Histoire de Dieppe
(1844)
“ Quand les Dieppois reçurent cette triste nouvelle ils priaient encore pour le salut de leur capitale : ce fut un deuil et un effroi sans exemple: mais la terreur redoubla étrangement quand on apprit que l'artillerie du roi marchait vers Dieppe, et lorsqu'on vit un trompette royal s'arrêter devant la porte de la Barre, le 30 octobre au matin, et sommer la ville. L'exemple de Rouen n'était pas encourageant; la ville, quoiqu'en bon état de défense, n'était pas de force à tenir long-temps: aussi les plus mutins gardaient-ils le silence, laissant aux plus sages le soin de décider. ”
