Raoul Bigot

Résumé

Raoul Bigot,  Nounlegos

“ Froidement, Charfland s’installe sur un siège de l’autre côté de la table, sans quitter des yeux l’Américain, le revolver dans une main, sa montre dans l’autre.
Les dix minutes passent au milieu d’un silence troublé seulement par le halètement rauque du vrai Charfland qui sue à grosses gouttes, semble sur le point de s’évanouir dans les bras de ses deux gardiens, et par le tic-tac régulier de l’appareil phonocinématographique.
Au terme du délai, Charfland se lève : « Eh bien ? » interroge-t-il.
Terrick incline la tête en signe d’acquiescement.
”
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Raoul Bigot,  Nounlegos

“ La pensée est rapide, chacun le sait ; aussi, pour réussir à la noter au fur et à mesure de son émission, fut-il obligé d’imaginer, non un alphabet, mais une véritable écriture nouvelle où un simple signe équivalait à une longue phrase courante.
Il pouvait observer et noter, au moyen de ses hiéroglyphes, tout en laissant la liberté absolue à sa masse cérébrale d’évoluer à son aise ; ainsi lui arrivait-il, après avoir lu un article par exemple, de se mettre dans son appareil, pour noter, par l’intermédiaire de ses yeux et de sa main, les réflexions que la lecture lui avait suggérées.
”
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Raoul Bigot,  Nounlegos

“ La servante rentre, porteuse d’un plateau qu’elle dispose sur la petite table ; elle n’ose lever les yeux, tant semble la gêner le regard qu’elle sent peser sur elle ; sa besogne terminée, elle lève la tête ; Charfland se dresse de sa chaise ; son regard fixe exprime une volonté tendue à l’excès ; Thérèse Vila semble vaciller ; l’homme fait rapidement quelques passes magnétiques, puis il approche une chaise et la femme hypnotisée s’assied. ”
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