Résumé

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Vues sur la réforme constitutionnelle… (1946)

Mais c'est un fait que les revenus monétaires, accrus par la fausse générosité d'une politique maladroitement libérale, sont aujourd'hui consacrés à l'achat d'une production insuffisante. Ce qui fait que, lorsque la production se relèvera, ces revenus seront insuffisants et qu'il faudra les augmenter encore — d'où une nouvelle vague de hausse. A moins, objectera-t-on, que l'accroissement de la production ne fasse baisser les prix : mais c'est une chose à laquelle il ne faut guère s'attendre sous un régime où l'Etat, arbitre des prix, doit obéir aux sommations de tous les producteurs.
Source : Gallica

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Vues sur la réforme constitutionnelle… (1946)

Ce qui ne va pas, du moins dans le domaine économique, c'est ce qui relève de la politique. Car la politique n'est pas faite par des gens de métier, et les problèmes qu'elle doit résoudre ne sont généralement traités ni avec la même compétence ni avec le même sérieux que les autres.
Nous vivons, par la force des choses, sous un régime d'économie dirigée. Cela signifie que l'Etat intervient directement dans la gestion des affaires économiques. C'est lui, notamment, qui fixe les salaires et qui contrôle plus ou moins les prix.
Source : Gallica

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Vues sur la réforme constitutionnelle… (1946)

Quoi qu'il en soit, s'il est bien entendu que le Chef de l'Etat ne sera pas élu directement par le peuple, la logique d'un système qui repose sur la souveraineté populaire conduit à subordonner l'exécutif au législatif. Et ici, il y a encore le choix entre deux méthodes : ou bien, la représentation nationale ayant désigné le Président de la République, celui-ci choisit ses ministres ; ou bien elle désigne
elle-même lesdits ministres, ou tout au moins leur chef, le président du Conseil.
Source : Gallica

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