Charles Gueullette

Résumé

Charles Gueullette Les Ateliers de peinture en 1864… (1864)

M. Accard est, comme M. Caraud, élève d'Abel de Pujol; comme lui il entendit le classique professeur tonner des hauteurs du Parnasse contre les mesquines innovations de son siècle; il connut comme lui les théories du maître sur l'exclusive imitation de l'antique. et ne les suivit pas. Sorti de l'atelier
d'Abel de Pujol, M. Accard avait besoin de voler de ses propres ailes; il sentait que ses goûts le poussaient vers des horizons nouveaux, et il écouta la voix de l'inspiration.
M. Accard parcourut à peu près la même route que M. Caraud
Source : Gallica

Charles Gueullette Les Ateliers de peinture en 1864… (1864)

Aussi, notre artiste ne subit-il jamais d'autre influence que celle du climat, influence directe et qui s'exerce forcément sur toutes les natures.
Pour nous, M. Willems représente le type de l'école flamande dans sa pureté. Son style est noble, grave, sérieux, quelquefois trop calme, mais de ce calme des grands seigneurs qui, jadis, mesuraient leurs gestes et leurs paroles dans la crainte de perdre un Pouce de leur dignité : sa couleur est riche sans profusion, ses nuances variées, attrayantes, sans éclat.
Source : Gallica

Charles Gueullette Les Ateliers de peinture en 1864… (1864)

Jusqu'alors M. Achille Zo avait forcé ses ombres, vigoureusement bistré ses tableaux : les Aventuriers jouant aux cartes du Salon de 1855 en offrent un exemple. Dans le fond d'une caverne bien noire de sombres personnages aux formes nerveuses, aux visages hâlés et rudes entourent une table. La jeune fille elle-même, l'ange du lieu, se tient à l'écart
comme si elle craignait de jeter un peu de lumière.
sur la scène et d'en amoindrir la rudesse. Depuis sa dernière excursion, au contraire, l'artiste inonde ses tableaux de soleil et broie sur sa palette les couleurs les plus éclatantes.
Source : Gallica

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