Charles-Jules Dufaÿ, Souvenirs de la guerre d'Italie… (1869)
“ Je reçus, d'urgence, l'ordre de partir de Novare pour me rendre à Milan; j'obéis immédiatement, et le 5 juin je passai sur ce sol embrasé, quelques heures après la victoire. De quelle douloureuse impression ne fus-je pas saisi au milieu de ces désastres, témoins muets de l'intrépidité de la Garde impériale ! Il faut renoncer à dépeindre les preuves vivantes de l'impétuosité de nos soldats et de la puissance de nos armées. On n'était pas encore parvenu à ensevelir tous les cadavres jonchant la terre. Beaucoup de corps revêtus d'uniformes de toutes armes, gisaient sur l'herbe foulée. ”
