Résumé

Cécile de Jandin Cinq siècles de cartes à jouer en France… (1963)

Faudra-t-il qu'ils soient encore exposés aux vexations des commis des cartes dont le droit n'est qu'un impôt sur le luxe et sur les amusements des gens des villes et des personnes faites pour s'en occuper ? Le cidre, le tabac et les sels sont des objets de consommation et de nécessité et c'est le peuple qui consomme le plus ; ainsi, il est plus supportable que le laboureur et le paysan soient exposés aux recherches et aux vérifications des commis préposés à la régie de ces droits ; mais pour l'impôt des cartes, il est ridicule d'en chercher le produit chez le laboureur et le paysan.
Source : Gallica

Cécile de Jandin Cinq siècles de cartes à jouer en France… (1963)

Il est plus vraisemblable et plus simple d'imaginer que des voyageurs très anciennement introduits en Extrême-Orient, rapportèrent dans leur pays l'idée d'un divertissement nouveau, qui, en changeant de lieu, reçut vite une forme mieux adaptée à nos moeurs. Si l'on songe que Marco Polo fut l'un des voyageurs dont les missions eurent le plus de conséquences et que les banquiers et marchands vénitiens commerçaient avec la Chine dès le XIIIe siècle, on peut penser que c'est par leur canal que les cartes parvinrent en Europe et d'abord, plus précisément, à Venise.
Source : Gallica

Cécile de Jandin Cinq siècles de cartes à jouer en France… (1963)

« personne n'ignore combien la fureur du jeu est funeste au repos des familles. Puisqu'il n'est pas au pouvoir du législateur de détruire cette passion, il doit au moins l'utiliser pour le trésor public. Si un impôt sur les cartes diminue le nombre des joueurs, ce sera une victoire remportée pour la morale ; au cas contraire, il en résultera un avantage pour les revenus de l'Etat et un soulagement pour les contribuables ».
Source : Gallica

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