Résumé

Le diner ; suivi des Règles du jeu de piquet (1842)

Dans le piquet, il y a des ruses permises, mais toutes les irrégularités doivent être punies. Donner plus de facilités que n'en comporte la présente règle, c'est enlever au jeu son attrait, son piquant, c'est le changer en jeu de hasard ordinaire. En général, on ne doit jouer qu'avec des honnêtes gens; mais si des circonstances vous donnent pour adversaire un homme enclin à tromper, il faut que les règles soient assez sévères pour entraver sa coupable inclination et punir convenablement ses fautes sans occasionner de disputes et sans recourir au moyen extrême de le jeter par les fenêtres.
Source : Gallica

Le diner ; suivi des Règles du jeu de piquet (1842)

Quelques grands de nos jours ont perfectionné cette pratique en mettant sur les assiettes la carte du dîner en mets et en vins, et en donnant aux domestiques des gants blancs. Alors on est à peu près comme chez un traiteur, on demande ce qu'on veut : voilà les dîners représentatifs, où les convives sont sans gaité, moins à leur aise que chez un restaurateur. On
peut se trouver honoré, flatté d'assister à une semblable réunion, mais il est rare qu'on puisse dire qu'on y a dîné agréablement.
Source : Gallica

Le diner ; suivi des Règles du jeu de piquet (1842)

Un canard va-t-il au marais, il sent le marais ; va-t-il à l'eau vive, il sent son odeur naturelle, qui n'a rien de remarquable. Mais nourrissez-le avec des vers, il aura le goût de la bécasse; mettez du musc ou de la vanille dans ses aliments, et ses chairs auront le goût du musc ou de la vanille. Comme ces odeurs ne nous sont point agréables dans les viandes, nous donnons à notre canard des truffes
Source : Gallica

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