“ Un habit râpé, dont les coutures, blanchies par le temps, sont imparfaitement recouvertes d'encre.Ainsi que nos cheveux blanchissent nos habits. (Hilarité.) Et c'est nous que l'on espère abuser par de si grossiers subterfuges! Nous qui avons inventé le col de chemise en papier à lettres! et, l'art de sortir trois avec deux gants! Et ce chapeau, ce chapeau défoncé, ce chapeau hérissé comme un bonnet à poil! ce chapeau qui rougit de lui-même! ”
Citations sur “habillage”
Georges Lafenestre,
Revue des Deux Mondes
“ Son Portrait de M. C, professeur en robe rouge, assis dans un fauteuil, vu à mi-corps, est une savante et belle peinture, d’une exécution ferme et virile. La netteté de l’attitude, la simplicité noble du visage, la disposition aisée des vêtemens, la vérité des mains, la belle conduite du tout, tant pour les dessous que pour la surface, tant pour la couleur que pour le dessin, en font une œuvre de durée qui survivra à la mode. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Chez nous, la robe courte et les cheveux coupés des courtisanes, les longues bandelettes et la tunique des matrones, la toge ample des hommes libres et le petit manteau retroussé des esclaves, se trouveront toujours dans les notes des érudits plutôt que dans le vestiaire des comédiens. Cherchons donc dans les livres ce que nous demanderions en vain à la scène ; nos poètes nous ont donné le goût des spectacles dans un fauteuil. ”
Élie Faure,
Reflets dans le sillage
(1938)
“ La gentillesse avec laquelle elles vous tiennent compagnie pendant le repas et dont leur dignité et leur réserve rehaussent le prix , leur admirable costume , la beauté parfois réelle de leur visage fardé avec un art puissant , leur chevelure serrée , dense , modelée comme une sculpture , procèdent d' une stylisation qui cadre avec l' allure aristocratique de l' ensemble des mœurs . ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Sentiments
(1905)
“ Les personnages sont vrais, ils sont criants de ressemblance, non comme des photographies, mais comme de bons portraits. Quand un costume nous est décrit, ce n’est pas la gravure de mode que nous revoyons, c’est de la chair habillée. ”
Jules Laforgue,
Oeuvres complètes de Jules Laforgue…
(1919)
“ Puis , ce dehors , ce décor ( même en notre temps submergé , paralysé par la confection , c' est la physionomie , le geste , le beau , l' intéressant de mes personnages ( V. Taine , Italie , sur le pantalon et le corset ) . Il y a des façons de porter ce costume quel qu' il soit , toutes les modes se valant . On peut l' ôter en un tour de main ? Où prenez -vous le tour de main ? Je vois des gens habillés avec d' infinies nuances selon le rang , la pose , le caractère individuel , l' heure , l' occupation . Je ne vois que des gens habillés . ”
Jules-Ernest Larivière, La Villa des ancolies
“ De même, allez donc chercher la beauté chez une personne continuellement vêtue de noir comme une postulante de quelque communauté religieuse, chez une femme portant ses cheveux lissés comme une enfant d’école, coiffée d’un chapeau datant de six ans et chaussée de bottines de femme de peine ! Quelque jolie qu’elle soit réellement, c’est un admirable paysage, mais hélas ! ”
Achille Segard, Jean Gossart, dit Mabuse (1923)
“ La netteté du dessin des yeux, la précision du point lacrymal, le bleuâtre de la cornée et l'ampleur de la pupille, la façon dont les cheveux blonds sont traités, la bouche, les joues, les vêtements et la matière même dont est fait ce tableau de matière mince, consistante, brillante et comme creusée ou repoussée à certains endroits par les différences de modelé, tout est caractéristique. ”
Paul Jarry, Les magasins de nouveautés : histoire rétrospective et anecdotique (1948)
“ La beauté, que l'on vient d'arracher au sommeil, se prélasse devant son miroir, coiffant tel chapeau, revêtant telle chemise de fine batiste, telle robe de taffetas changeant, tel corset qui lui pince la taille... ”
Émile Bayard, Art appliqué français d'aujourd'hui… (1925)
“ Art appliqué s'il en fut, aussi mouvant que le caprice, avec la ressource poétique de vivre avec la splendeur de l'être, d'épouser son symbole, son rire ou ses larmes, l'art de la robe, né pour la lumière du jour et pour celle de la nuit, pour la rue et pour le salon, pour tous les âges comme pour les différents visages, du printemps à l'hiver, déborde dans le contraste des harmonies indispensables. ”
Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī, Le Livre de volupté
“ Mes chères filles, dit-elle, je vous conseille premièrement de vous montrer couvertes de vêtements parfaitement propres aux hommes qui s’approchent de vous : les sourcils noircis, les yeux animés par le sombre antimoine, les doigts soigneusement teints du rouge henné, toutes parfumées d’une agréable et suave odeur ; peignez-vous artistement, faites faire à vos cheveux plusieurs tours gracieux et arrangez-vous de façon à paraître en posséder plusieurs livres. ”
Ernest Chauffard, Un Mois en Espagne, suivi de Christine… (1865)
“ Debeaux cheveux noirs ombrageaient son front vaste et rêveur, des yeux pleins d'expression brillaient sous ses sourcils légèrement arqués, son nez était d'un dessin délicat et correct, et sur le contour de ses lèvres un peu épaises, la nature avait imprimé le cachet de la bonté. ”
Mademoiselle X***, Commis et demoiselles de magasin (1868)
“ « Le style, c'est l'homme. » Disons avec: plus de raison : « Le chapeau, c'est la femme ! » - Oui, le chapeau, et les bottines, dont nous allons bientôt parler. — La femme, on le voit, ne tient que par les extrémités. Les demoiselles du passage du Saumon ne sont plus les jeunes filles aux cheveux souples, au teint mat, à la grâce charmante que nous avons vues tout à l'heure. ”
Pierre-Charles Laurent de Villedeuil, Paris à l'envers (1853)
“ Tout se fait, se conduit, se gouverne par les apparences; pourvu que les apparences y soient, peu importe le fond. Et je crois que les neveux trouveraient moyen de tuer leurs oncles par un simple serrement de main, que l'impunité leur serait accordée. Grandes et petites, toutes choses sont soumises à la loi des apparences. Tu ne sais pas de quelle importance peut être l'inclinaison d'un chapeau, quelle importance peut avoir la place d'une mèche de cheveux, la longueur de la barbe ou des moustaches, la convenance d'un col ou d'une cravate. ”
Étienne Parrocel,
Annales de la peinture
(1862)
“ Assis sur un grand et vaste fauteuil au dossier élevé et chargé de sculptures dorées, le conseiller détourne un instant la vue d'une lettre qu'il tient en main pour fixer le spectateur, ses cheveux gris , longs et bouclés sont admirables de légéreté, ses yeux intelligents sont pleins de vie et son visage, bien que vulgaire au premier aspect, est plein d'expression ; on sent la nature prise sur le fait. ”
Ernest Duvergier de Hauranne,
Revue des Deux Mondes
“ Regardez un peu ses vêtemens, et vous le jugerez tout de suite : il est habillé grossièrement et se tient lourdement, comme un manœuvre, car le costume est une partie des manières, et la tournure, le langage se conforment toujours à la nature. ”
Alphonse Karr,
Histoire d'un pion ; suivie de L'emploi du temps…
(1854)
“ Avez-vous cru, par hasard, que c'était là mon habit n° 1 ; non, chère mère, c'est l'humble n° 3, il ne paraît que quand je travaille seul dans l'atelier; le n° 2 est l'habit des leçons. Pour le n° 1, c'est le costume des grandes cérémonies, des fêtes, des dîners en ville; il ne prend l'air que dans les grandes occasions. Faut-il que je vous apporte là toute ma garderobe? Ah! vous avez cru que je sortais avec ce vieil habit bleu? C'est comme si vous pensiez que ce vieux chapeau déformé et rougi est mon meilleur chapeau ”
Joaquim Maria Machado de Assis,
Mémoires posthumes de Braz Cubas
“ Et voici ce que nous vîmes : des hommes de tout âge, de toutes les couleurs et de toutes les tailles, les uns en manches de chemise, d’autres en jaquette, d’autres enfouis dans des redingotes fripées, en des attitudes diverses, les uns à califourchon, d’autres les mains appuyées sur les genoux, d’autres assis sur des pierres, ceux-là appuyés à un mur, et tous les yeux fixés vers le même centre, et l’âme coulant à travers les prunelles. ”
Ernest de Limagne, La gerbe : album mosaïque (1859)
“ Observer la plus grande exactitude dans l'ensemble de la forme de la tête, dans la manière dont elle est placée sur les épaules, dans son rapport avec le reste du corps, voilà la première règle pour le peintre, la plus importante. Cela est tellement vrai que dans l'obscurité vous reconnaissez une personne qui entre chez vous à sa silhouette ”
“ Qu’importait après tout qu’une nouvelle façon de coiffure, plate et tirée, durcît les traits de son visage comme pour en fausser l’expression ; qu’un malséant corsage, de couleur morne, d’étoffe laide au toucher, gauchît le rythme délicat de son corps... ”
Hippolyte Taine,
Voyage en Italie
“ On ne peut pas imaginer un contraste plus étrange : belles pour la plupart, de vigoureuses têtes expressives, des cheveux noirs lustrés, soigneusement relevés sur les deux tempes, des yeux brillants, la forte et franche couleur florissante de la santé, une robe fraîche, un peigne doré, une chaîne, des bijoux, et tout cela encadré dans le mur d’un bouge. ”
E. Caro, La Philosophie de Goethe
“ La vue basse, le teint pâli, la poitrine affaissée, jeunes sans jeunesse, voilà le portrait de la plupart de ceux qui se présentent. Et lorsque je me mets à causer avec eux, je vois tout de suite que ce qui nous plaît leur semble trivial et de nulle valeur. ”
Auguste Bougot, Essai sur la critique d'art : ses principes…
“ Si cet artiste n'eût pas pris ses sujets dans des moeurs et des coutumes dont la manière de se vêtir, les habillements ont une noblesse que les nôtres n'ont pas, et sont aussi pittoresques que les nôtres sont gothiques et plats, son mérite s'évanouirait. ”
Émile Montégut, Les Pays-Bas : impressions de voyage et d'art…
“ Ajoutez encore que le peintre peut s’aider de certains auxiliaires et même de certaines conventions pour flatter son modèle, le choix du costume, surtout le choix des couleurs, les accessoires du tableau, un dais, un fauteuil, une cheminée, une table chargée de fleurs ou de livres, une draperie, détails qui donnent au portrait soit plus de majesté, soit plus d’abandon et d’aimable familiarité, selon le caractère qu’on veut rendre. ”
Louis Gillet,
Revue des Deux Mondes
“ Impossible, on le voit, d’écarter plus résolument les questions secondaires, de circonscrire plus nettement le sujet d’un portrait et de le réduire avec plus de rigueur au problème de la forme et de l’expression du visage. ”
Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,
L’Ève future
(1925)
“ Il s'agit de confectionner un chef-d'œuvre, — le prix est indifférent. Attelez donc trois ou quatre de vos meilleurs artistes, — nuit et jour s'il le faut, — à nous tramer cette chevelure sur ce tissu de manière à tromper la nature, en la décalquant. — Surtout ne faites pas MIEUX que nature !!! Vous dépasseriez le but ! Identique ! Rien de plus. Vous contrôlerez, à la loupe, sur les photographies, les poils follets, petits cheveux rebelles, et ombres. ”
Émile Le Roy, De l'Éducation des enfants, conseils aux parents pour l'hygiène à suivre… (1862)
“ Peut-être serait-il préférable d'imiter l'exemple du sculpteur, qui, pour communiquer à ses œuvres la vie et le mouvement, les habille de la manière la plus simple possible, et s'occupe plus de voiler les formes que de les cacher. ”
Ponson du Terrail, Les misères de Londres, 2. L'enfant perdu
“ Une certaine inclination donnée tout à coup au chapeau, un vêtement qu'on boutonne, des cheveux qu'on ramène sur le front ou qu'on en écarte, il n'en faut pas davantage pour qu'un homme habitué à se grimer se rende tout à coup méconnaissable. ”
Théophile Gautier,
La Peau de tigre
“ Ces traits marqués allongent les paupières, dessinent l’arc des sourcils, augmentent l’éclat des yeux, et sont comme les coups dé force que les maîtres donnent aux chefs-d’œuvre qu’ils finissent. La mode a raison sur tous les points. ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ Voyez, la foule va, vient, se cogne, rit, s’injurie, joue de l’épaule et des coudes. La floraison des robes claires et des chapeaux en couleur égaie l’ombre des habits noirs portant éternellement le deuil de la galanterie de jadis. ”
George Perrot, Revue des Deux Mondes
“ On avait compris que les dessins compliqués et brillans attirent trop l’œil, qu’ils le détournent de donner son attention à cette vivante architecture du corps humain dont les maîtresses lignes doivent se continuer et transparaître sous le vêtement. ”
Alfred de Vigny,
Œuvres complètes de Alfred de Vigny
“ Costume. — Habit, veste, culotte, bas couleur noisette, brun clair ou gris, grand chapeau rond à larges bords ; cheveux blancs aplatis et tombants. john bell. Caractère. — Homme de quarante-cinq à cinquante ans, vigoureux, rouge de visage, gonflé d’ale, de porter et de roastbeef, étalant dans sa démarche l’aplomb de sa richesse ; le regard soupçonneux, dominateur ; avare et jaloux, brusque dans ses manières, et faisant sentir le maître à chaque geste et à chaque mot. Costume. — Cheveux plats sans poudre, large et simple habit brun. ”
Achille Segard, Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (1913)
“ Tout l'intérêt se concentre sur les visages, l'un de profil, l'autre presque de face et placés en projection l'un sur l'autre, de façon à ce que nous n'apercevions que la partie la plus expressive du visage de la seconde, je veux dire les yeux, le nez, la bouche et une partie des cheveux. ”
Ernest d' Orllanges, Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistes par Ernest d'Orllanges (1883)
“ Tous les légers vêtements, place-les dans ta commode, informe-toi de la mode et des nouveaux ornements ! Que tu sois toujours mieux mise que les autres, entends-tu, qui posent pour la vertu, et qui n'ont pas de chemise. ”
Jules Janin,
Les Oiseaux bleus, par Jules Janin
(1864)
“ Une élégante peut obéir à sa fantaisie en toute espèce de vêtements, excepté pour la robe habillée. Or, la dame en avait deux ou trois des plus belles qui se puissent voir. Ajoutez, si vous voulez, à toutes ces parures la collection inépuisable : écharpes de toutes couleurs, mantelets blancs et noirs, en velours, en cachemire, en dentelles et mille choses dont quelques femmes, choisies dans le monde entier, savent seules l'usage et le nom. ”
Théophile Gautier,
La Comédie de la Mort
(1838)
“ La bouche épanouie en un demi-sourire, Et comme un livre ouvert son front se laissant lire ; Sa coiffure était basse, et ses cheveux moirés Descendaient vers sa tempe en deux flots séparés. Ni plumes, ni rubans, ni gaze, ni dentelle ; Pour parure et bijoux, sa grâce naturelle ; Pas d’œillade hautaine ou de grand air vainqueur, Rien que le repos d’âme et la bonté de cœur. ”
Émile Gaboriau,
Les cotillons célèbres
“ Seul le pinceau d'un grand maître pouvait rendre la désolante perfection de cette tête charmante, ce col d'un dessin si ferme et si exquis, ce front blanc et pur, cette bouche divine qu'effleure un doux sourire, et ces grands yeux ombragés de longs cils, ces yeux adorables d'expression et de langueur. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Revue des Deux Mondes
“ Mais sous le vêtement passé de mode, un œil attentif discerne vite la vie intense, le mouvement dramatique, le réalisme profond de ces témoignages authentiques ; l’esprit s’y attache avec un intérêt croissant. ”
Gustave Planche,
Les royautés littéraires. Lettre à M. Victor Hugo…
“ Une fois maître d’une image harmonieusement unie à sa pensée, il la mène à bout, il la déploie et la drape, il promène le regard parmi les plis ondoyans et lumineux, il ne laisse ignorer aucune des richesses du vêtement qu’il a choisi. ”
Victor Hugo,
Les Travailleurs de la mer
“ Le jeune homme avait un chapeau rond et une cravate blanche. Sa longue redingote noire était boutonnée jusqu’à la cravate. Il avait des cheveux blonds en couronne, le visage féminin, l’œil pur, l’air grave. ”
Hendrik Conscience,
Les serfs de Flandre ; Le goutteux
(1881)
“ Eh bien, je me figurais que vous étiez encore un jeune homme, avec de grands yeux bleus, des joues pâles, des lèvres roses et des cheveux blonds. Vous êtes un homme d'environ quarante ans, votre chevelure est noire, et vos yeux. ”
Louis Surdun, Lettre écrite à un médecin qui désire connaître la biographie de J.-J.-Alexis Alquié… (1866)
“ Sur certaines gens, même savants, l'habit, le chapeau et le langage ont une puissance magique. La mode et la parole ont toutes deux leur idiôme et leur accent. Que de gens, parce qu'ils parlent parisien ou seulement pointu et qui s'habillent bien, sont jugés considérables et très-forts! ”
Agathe Baudouin, La conversation française : les gloires nationales (1861)
“ En vous regardant attentivement, avec courage et loyauté, vous saurez de quelle nuance est votre teint, de quelle couleur sont vos cheveux, si vous êtes grasse ou maigre, petite ou grande, si votre figure est longue ou ronde, et ainsi de suite. ”
Louis Veuillot,
L'Honnête femme, par Louis Veuillot
(1858)
“ Vos cheveux fins, arrangés avec tant d'art, votre corps souple et vermeil, vos regards charmants, votre voix redoutable et vos savantes parures, tout cela laisse voir le squelette, tout cela n'est qu'un peu de chair vouée à la corruption ”
André Michel, Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)
“ Si tu dessines un corps nu, une figure, une main, c'est bien autre chose. La chair est une buveuse de lumière et une échangeuse de reflets inépuisables. Vois un enfant nu de Rubens ! C'est de l'arc-en-ciel fondu sur la chair, l'éclairant, la pénétrant, lui donnant l'idéal, le relief, la circulation, la palpitation, la vie sortant à pleins bords de la toile ! ”
