Résumé

D. De la Politique générale à suivre par la France… (1847)

Tournons plutôt les yeux vers l'Allemagne, car notre avenir est là ; avenir de prospérité matérielle, avenir aussi de probité et d'honneur. On ne le nie pas : bien au contraire ; on voudrait, sauf la différence des temps, refaire l'oeuvre de Charlemagne ; on nous montre avec autant de poésie que de justesse , avec un rare bonheur d'expressions, ces deux peuples assis dos à dos sur la frontière qui les sépare, combattant sans se regarder, mais combattant instinctivement pour le triomphe d'une idée commune, pour la civilisation et la liberté, contre le fer et contre l'or.
Source : Gallica

D. De la Politique générale à suivre par la France… (1847)

Rome, lorsqu'elle s'avançait jour par jour à la conquête du monde, ne refusait rien aux auxiliaires qui lui servaient à ruiner un ennemi, — jusqu'à ce que, celui-ci une fois bien mort, elle les renversât à leur tour. Les rusés accapareurs du Nord, dans leur infatigable patience, ne visent qu'à détruire successivement, n'importe de quelle manière et sous quelles conditions, toute puissance un peu réelle qui les sépare encore de nous. Qu'il n'y ait plus sur le Continent que le Panslavisme et la France..., ils ne demandent pas davantage.
Source : Gallica

D. De la Politique générale à suivre par la France… (1847)

Et Rome, qui, devenue chrétienne, constituée le siège des successeurs du prince des Apôtres, avait survécu par sa prééminence religieuse, à son abaissement politique ; Rome, demeurée le centre de là civilisation, mais d'une civilisation qui n'était plus, comme avant la Croix, le simple vernis de tous les vices ; Rome trouvait dans ces deux peuples associés un appui si ferme et si noblement sincère, qu'elle relevait en leur faveur sa vieille couronne augustale, et que c'est à eux en commun, dans la personne du souverain des Francs, qu'elle décernait les honneurs de l'Empire.
Source : Gallica

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