Daniel Haigneré

Daniel Haigneré

Résumé

Portrait de Daniel Haigneré Daniel Haigneré Notre-Dame de Saint-Sang (1862)

C'est ainsi que l'Église a autorisé depuis des siècles le culte des cinq plaies du Sauveur, c'est-à-dire des membres de son corps plus cruellement blessés pour le salut du monde; c'est ainsi encore qu'elle approuve et encourage le culte du sacré Cœur de Jésus, considéré comme le siège de son amour envers les hommes, et comme le principe de ses infinies bontés. Le saint Sang qui a animé le corps tout entier de l'Homme-Dieu, et qui a été répandu dans la Passion pour la rédemption du monde, ne mérite pas moins que les cinq plaies du Sauveur et son divin Cœur, un culte spécial et affectueux.
Source : Gallica

Portrait de Daniel Haigneré Daniel Haigneré Notre-Dame de Saint-Sang (1862)

Peut-être n'avait-on rien, en 1790, dans les archives de la cathédrale, touchant la relique du Saint-Sang; mais la tradition du culte et la possession immémoriale étaient là, pour donner aux consciences la même certitude qu'un acte écrit sur parchemin. Cette famille de vingt et un chanoines, ce corps de prêtres savants et pieux, ne mourait jamais tout entier. Toujours les plus vieux étaient mêlés aux plus jeunes, pour dire que de tout temps ils avaient vénéré la relique du
Sang de Notre-Seigneur, dans l'état où on la voyait.
Source : Gallica

Portrait de Daniel Haigneré Daniel Haigneré Notre-Dame de Saint-Sang (1862)

L'autorité religieuse, au moment de la Révolution, regardait la relique du Saint-Sang comme véritable, puisqu'elle l'exposait à la vénération publique, en la portant processionnellement chaque année à la chapelle de Bréquerecque. Nos pères dans la foi avaient la même responsabilité que nous, relativement au culte divin, et ils savaient, tout aussi bien que nous, discerner le vrai du faux. C'est au reste sur leurs jugements que leurs successeurs appuient les décisions qu'ils prononcent, en matière de choses saintes.
Source : Gallica

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