Résumé

E. Bocquillion Une maison de retraites fermées à Nancy au XVIIIe siècle (1910)

« Il ne faut pas, lui dit cet ecclésiastique, qu'un pareil obstacle vous empêche de réaliser un dessein si avantageux. Tenez, si vous voulez m'en croire, allez à Pont-à- Mousson, chez les Jésuites. Là, vous trouverez non- seulement la solitude et le recueillement que vous cherchez, mais on vous enseignera des exercices spirituels, admirablement aptes à faire faire une bonne retraite, et je vous assure que vous en serez fort content. » Le marquis, après bien des résistances, se laissa enfin persuader.
Source : Gallica

E. Bocquillion Une maison de retraites fermées à Nancy au XVIIIe siècle (1910)

Je soussigné Claude-Antoine Perrin de Brichambeau, sain d'esprit et de corps, actuellement novice dans la maison du collège des jésuites de Nancy, étant sur le point par la grâce et la miséricorde de Dieu de faire les vœux ordinaires de religion dans la Compagnie de Jésus et voulant disposer auparavant des biens qu'il a plu à la divine providence de m'accorder, suivant que les lois et coutumes me le permettent, comme étant devenu par la majorité que j'ai atteinte, maître et jouissant de mes droits, j'ai fait à cause de mort mon présent testament olographe ...
Source : Gallica

E. Bocquillion Une maison de retraites fermées à Nancy au XVIIIe siècle (1910)

On lit dans la plus récente histoire de la ville de Nancy : « (Le duc Léopold) accorda aux jésuites une autre faveur. Quand eut été achevé le mur autour de la Ville-Neuve, il leur permit d'y appuyer, au delà de la rue Paille-Maille, des bâtiments qui devaient servir de retraite aux jésuites âgés, et ainsi étaient réunis à Nancy ceux qui entraient pleins d'ardeur dans l'Ordre et ceux qui, après l'avoir servi, goûtaient le repos, en attendant la mort. (') » Le savant historien s'est mépris, et son antithèse nous fait sourire. Il y a retraite et retraite.
Source : Gallica

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