Résumé

Ernest Moins Contribution à l'étude de l'extraction des projectiles intrapulmonaires (1916)

La profondeur du prôjectile dans le parenchyme pulmonaire doit entrer aussi en ligne de compte. Mauclaire pense qu’il vaut mieux ne pas intervenir si le projectile est logé profondément dans le poumon. Dans ce cas, le corps étranger est près des vaisseaux hilaires et les risques opératoires sont sérieux; il faut d’ailleurs remarquer que l’on voit peu de projectiles hilaires, pour la raison bien simple que les blessés sont morts plus ou moins vite sur le champ de bataille.
Source : Gallica

Ernest Moins Contribution à l'étude de l'extraction des projectiles intrapulmonaires (1916)

La plaie de poitrine, par contre, a guéri sans incident, mais la radiographie du thorax montre un projectile assez déformé dans le poumon : il apparaît bougé sur l’épreuve. II est donc mobile avec la respiration. II se projette en arrière vers la VIIIe côte du côté gauche. A la tin d’octobre, le blessé ne se plaint plus que d’un peu de dyspnée et de quelques palpitations, mais rauscultation ne révèle rien. Le 9 novembre, je vais à la recherche du projectile qui a été repéré par M. Infroit, à l’aide de son appareil qui indique que le eorps étranger est à 62 millimètres de profondeur.
Source : Gallica

Ernest Moins Contribution à l'étude de l'extraction des projectiles intrapulmonaires (1916)

Le sommet du cône est alors incisé au bistouri, le doigt est introduit dans le poumon, et, très facilement, sans effort, sans amener d’hémorragie, perçoit le corps étranger qui est enlevé très aisément avec une pince. Jusqu’ici l'opé-ration s’est faite absolument sans une goutte de sang. L’extraction de la balle est immédiatement suivie d un jet de sang veineux. J’enfonce alors de la gaze dans le trajet fait par le doigt, mais elle est imbibée de sang. Je passe un fil à travers le cône pulmonaire et je serre fortement.
Source : Gallica

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