Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juillet 1858

La presse a été une des plus patriotiques défenses et une des gloires de notre pays. Autant, plus peut-être qu’aucune autre profession, elle a fourni à la France des serviteurs dévoués et des hommes d’état illustres. Il est des temps où le rôle des généraux, des ingénieurs, des administrateurs, paraît être plus utile que celui des écrivains ; mais tous les temps ne se ressemblent point : il y a eu des époques, il y en aura encore, où il a été donné à l’écrivain de rendre à la liberté ou à l’ordre plus de services que ces grandes causes n’en peuvent attendre d’un général ou d’un préfet.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juillet 1858

Des résistances habituelles et efficaces ou des révolutions, telle est la condition laborieuse de l’humanité. Malheur aux gouvernemens qui réussissent à étouffer les premières ! Envisagée sous ce point de vue, la liberté de la presse, la plus énergique de ces résistances parce qu’elle ne cesse jamais, la plus noble parce que toute sa force est dans la conscience morale des hommes, devient une institution. La liberté de la presse, devenue un droit public, fonde toutes les libertés, et rend la société à elle-même.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juillet 1858

S’ils sont au-dessous de la tache que la civilisation et l’humanité leur imposent, il faudra que d’autres la prennent en mains ; l’heure de la dissolution de l’empire turc ne pourra plus être éloignée, ces éventualités orientales que l’Europe s’applique avec tant de prudence et par tant d’efforts à refouler dans l’avenir éclateront sur le présent. On voit si, en face de telles perspectives, il importe à la France et à l’Angleterre de rester unies.
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