Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1858

Mme la duchesse d’Orléans n’a point été une femme politique. Elle a été une bonne mère, et c’est dans sa piété maternelle qu’elle a puisé la droiture et la dignité du rôle public que lui imposaient les circonstances. Hélas ! la mère s’est sacrifiée jusqu’à la fin. Le climat de l’Angleterre était contraire à la santé de Mme la duchesse d’Orléans ; mais ses fils étaient arrivés à cet âge où une libérale et forte éducation ne peut s’achever que par le spectacle d’une grande société, et par l’étude des intérêts et des institutions qui animent et gouvernent l’activité des peuples libres.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1858

De quelque côté qu’on regarde au-delà des Pyrénées, rien ne se dessine avec netteté ; toutes les combinaisons semblent provisoires, les crises sont permanentes ; on dirait que dans toutes les luttes il y a un secret que nul ne révèle, et qui donne à la politique un caractère incertain et précaire, qui crée une situation fausse pour tout le monde, pour le cabinet et pour les chambres comme pour la royauté elle-même.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 mai 1858

Ils sont enfin accablés de fatigue et de honte ; mais leur faute et, ce qui est plus terrible à dire, l’habitude les tient encore plus que le dégoût ne les sépare. Toute faute en effet entraîne des devoirs après elle, et l’amour-propre survit à l’amour. L’amant se voit engagé dans une impasse où il ne peut ni avancer ni reculer. Il lui est interdit de songer à ce qui complète l’existence humaine, au mariage, aux enfans, à la vie de famille. La femme de son côté s’attache à lui en raison même des devoirs que pour lui elle a foulés aux pieds.
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