Résumé

Eugène Soulé Des Voyages en chemin de fer envisagés au point de vue de leur action sur l'organisme et sur certaines prédispositions morbides… (1866)

Il est incontestable qu'un des éléments principaux pour lire commodément fait défaut en chemin de fer : c'est la fixité. De même qu'en voiture, l'individu qui lit en wagon accomplit un acte matériellement plus pénible que le lecteur au repos. Cela suffit pour avoir égard aux préceptes suivants, commandés par la prudence.
La lecture ne doit être considérée, en voyage, que comme un moyen de passer le temps et non comme une occupation suivie, un travail.
Source : Gallica

Eugène Soulé Des Voyages en chemin de fer envisagés au point de vue de leur action sur l'organisme et sur certaines prédispositions morbides… (1866)

En dehors de la vitesse beaucoup plus grande, qu'on n'a pas, que je sache, cherché à lui reprocher, il y a une différence intrinsèque qui lui donne, il faut le reconnaître, son cachet spécial et qu'on retrouve également à un degré très prononcé dans les bateaux à vapeur : c'est la trépidation.
La voiture conserve son caractère tout de rotation, qui est dans sa netteté lorsqu'elle roule à grande vitesse sur un sol uni et sous l'influence d'un bon attelage. Bien suspendue, elle donne la sensation du balancement. Dans la locomotion ferrée, il y a un élément nouveau.
Source : Gallica

Eugène Soulé Des Voyages en chemin de fer envisagés au point de vue de leur action sur l'organisme et sur certaines prédispositions morbides… (1866)

Ainsi donc, pour rester dans le vrai, devons-nous reconnaître qu'à temps égal, le mouvement de trépidation qu'on ressent en chemin de fer fatigue un peu plus, surtout les natures impressionnables, que le même voyage effectué en voiture, mais seulement lorsque ce dernier a lieu dans des conditions que tous les voyageurs ne pouvaient pas se procurer, et auxquelles la nature des contrées à parcourir ne se prêtait que très rarement.
Source : Gallica

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