François-Guillaume Ducray-Duminil

Résumé

François-Guillaume Ducray-Duminil Les petits orphelins du hameau… (1802)

Ils sont déjà dans leur premier somme ; mais Bénédit croit voir en rêve un voleur qui s'approche de lui avec une lanterne sourde : cette vision
le glace d'effroi, et le réveille. Il se frotte les yeux, et s'apperçoit que ce qu'il a pris pour un songe est l'exacte réalité. Un homme est dans la chambre , et cet homme , il croit le reconnaitre. Oui , c'est lui, c'est Roland , qui, muni d'une lanterne , furete partout , et s'avance vers leurs lits. Achille dort profondément ; mais Bénédit, qui veille , a la prudence de fermer les yeux , et de feindre même un ronflement qui satisfait Roland.
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Les petits orphelins du hameau… (1802)

Cependant l'obscurité a déjà, depuis plusieurs heures , et sans qu'ils s'en doutent , couvert tout notre hémisphère ; ils vont passer une nuit cruelle , la nuit qui précède le jour d'une mort certaine !. Le bruit d'une personne qui marche dans le souterrain, les tire de l'espèce d'anéantissement dans lequel ils sont plongés. Ces pas précipités , des gémissemens sourds , l'éclat
d'un flambeau dont la clarté pénètre les joints de leur porte , tout les avertit de l'approche de leur féroce ennemie, plongée dans son délire habituel.
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Les petits orphelins du hameau… (1802)

A l'instant Sophie tourne une lanterne sourde , et une vive clarté se répand dans le donjon, au milieu duquel nos enfans apperçoivent une excavation formée par une trappe qu'on a soulevée.
Ils sont émus ; ils examinent Sophie , dont les traits leur paraissent aussi
beaux , aussi doux que ceux de sa sœur sont durs et hideux : elle est bien plus jeune qu'elle d'ailleurs , et tout en elle excite l'intérêt et la confiance. Sophie regarde à son tour nos aimables enfans.
Source : Gallica

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