Henri Pierhome

Résumé

Henri Pierhome La vie des bandits : Bellacoscia (1934)

L'autre, Claire Bonelli, — la concubine de Jacques, — lui prodigue de vagues soins et pousse, en chœur avec ses enfants, les lamentations qui ont ému et illusionné les gendarmes.
— Où donc est-il, votre mort? demande sévèrement le brigadier. Est-ce que vous vous moquez de nous?
— Il est mort parce que vous avez tiré sur lui, répond Claire Bonelli en se martelant tragiquement la poitrine. Vous avez tiré sur lui quand il a franchi la porte, et je suis sûre qu'il se traîne maintenant, sanglant, sur les herbes du maquis ! Pauvre de moi qui suis veuve avec mes orphelins !...
Source : Gallica

Henri Pierhome La vie des bandits : Bellacoscia (1934)

Tous les jours d'été, il s'en allait, d'un pas encore alerte, jusqu'à l'hôtel du Monte-Doro, et là, assis à l'ombre, devant le seuil de la maison, il contemplait inlassablement le magnifique panorama de la montagne et de la forêt. Parfois, des touristes exubérants, revenant de leurs excursions à travers la région, racontaient des anecdotes qu'ils avaient recueillies sur la vie extraordinaire des fameux bandits Bellacoscia, et ne prêtaient nulle attention à ce vieillard, attentif et souriant, qui les écoutait sans jamais prendre part à la conversation.
Source : Gallica

Henri Pierhome La vie des bandits : Bellacoscia (1934)

Et, accompagné d'un guide, Marietti, vieil ami de Jacques, sexagénaire à l'œil encore vif et au pied encore sûr — nous avons pris le chemin de la Pentica...
Depuis trente ans, nul changement dans ce site prestigieux. A travers une vallée sauvage, au milieu d'une végétation luxuriante, et à quelques centaines de mètres de Bocognano, le sentier serpente parmi un inextricable fouillis de fougères, de bruyères et d'arbousiers. A peine a-t-on quitté la grand'route, qu'on a l'impression de l'immense solitude.
Source : Gallica

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