Résumé

Portrait de Hippocrate Hippocrate Des Lieux dans l’homme

La fortune est souveraine, n’obéit pas au commandement, et la prière même ne la fait pas venir ; maïs la science obéit, et elle a les chances pour elle quand celui qui sait veut en user. Puis, quel besoin la médecine a-t-elle de la fortune ? S’il est des remèdes évidents pour les maladies, ces remèdes, puisqu’il en est, n’attendent pas, je pense, la fortune pour rendre la santé. Mais s’il importait de les donner avec l’aide de la fortune, ce qui est remède ne guérirait pas plus les maladies que, avec l’aide de la fortune, ce qui n’est pas remède.
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Aussi une maladie provenant des veines est-elle plus commode que provenant des nerfs (tissu fibreux et musculaire) ; elle s’écoule avec le liquide contenu dans les veines, et n’a pas de fixité ; et par leur nature les veines sont dans l’humide au milieu des chairs. Mais les nerfs sont secs, sans cavité, et appliqués contre l’os ; la plus grande partie de la nourriture leur vient de l’os, il leur en vient aussi de la chair ; pour la consistance ils tiennent le milieu entre l’os et la chair, plus humides il est vrai et plus charnus que l’os, mais plus secs que la chair et plus osseux.
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La vue est nourrie par l’humeur provenant de l’encéphale ; si elle prend quelque chose à l’humeur venant des veines, cet afflux la trouble ; on ne s’y mire plus, et on dirait qu’il s’y meut tantôt une image d’oiseau, tantôt comme des lentilles noires, et le patient n’a de rien une vue nette et exacte. Deux autres veines sont au milieu entre les oreilles et les veines ; celles-là se portent aux oreilles et les pressent. Deux autres veines, allant de la fermeture de l’os, se portent à l’ouie.
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