Résumé

Jacques Lefort Les causes de la séparation de biens… (1935)

Admettre d'emblée la femme au bénéfice de la séparation par la seule preuve de la cessation de paiement de son mari, c'est vraiment lui faciliter le succès de sa demande, et provoquer un concert frauduleux entre elle et son mari en vue de tourner le principe de l'immutabilité des conventions matrimoniales. Car si un commerçant regarde à se faire mettre en faillite pour faciliter à sa femme la séparation de biens, il ne regardera guère à se mettre en état de cessation de paiements, lequel sera souvent fictif et réalisé en plein accord avec ses créanciers.
Source : Gallica

Jacques Lefort Les causes de la séparation de biens… (1935)

Nous avons été témoins, dit-il, depuis 60 ans de tant de révolutions... les crises financières ont atteint les hommes les plus rangés, les classes les plus laborieuses et renversé, les fortunes les mieux établies. Faudra-t-il donc qu'une femme, dont le mari succombe sous ces calamités publiques, reste exposée à perdre tout ce qu'elle a et qu'elle ne puisse sauver du naufrage une dernière planche de salut ! Par là la femme n'abandonne point le mari, au contraire, elle pourvoit à son existence. La séparation de biens ne fait que mettre un capital en réserve pour le soutien de la famille (2) .
Source : Gallica

Jacques Lefort Les causes de la séparation de biens… (1935)

« Les dettes du mari proviennent toutes de causes honorables, telles que constitutions de dot faites par lui seul aux enfants nés du mariage commun, qu'elles ne sont pas de nature à le convaincre de dissipation ou même seulement de dépenses exagérées. »
Si certaines décisions par contre font état de la conduite du mari, c'est précisément parce que la dot n'étant pas en péril direct, il y a lieu d'étudier la conduite du mari, pour voir si elle n'est pas de nature à mettre la dot en péril dans l'avenir.
Source : Gallica

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