Résumé

Jean Gommès La baisse de la livre et les exportations anglaises… (1936)

L'Angleterre, dans le monde économique, a-t-on dit, joue un rôle analogue à un astre dans le monde sidéral; la Loi de la gravitation s'y applique.
Or, ce facteur-masse n'existe pas en faveur de la France. Les prix directeurs français sont rares; ils s'appliquent à des produits de luxe comme la soie et n'interviennent que pour une faible part dans la détermination du prix de la vie.
Peut-être d'autres facteurs agiraient-ils en faveur de la France; la question n'est pas de savoir si la chute du Franc entraînerait ou non une hausse des prix.
Source : Gallica

Jean Gommès La baisse de la livre et les exportations anglaises… (1936)

On oublie que la monnaie est un simple instrument d'échange. L'activité économique d'un pays, c'est-à-dire en définitive, sa richesse, se mesure à l'activité des échanges en quantité et non d'après le nombre des unités monétaires et qui passent de main en main. Qu'importe, en effet, pour l'Angleterre de savoir que ses exportations représentent un nombre décroissant de grammes d'or, si les Livres sterling qu'elle obtient lui permettent d'acheter des quantités accrues de biens de toutes sortes?
Source : Gallica

Jean Gommès La baisse de la livre et les exportations anglaises… (1936)

Prenons un exemple : si la Livre sterling perd de sa valeur, l'exportation anglaise sur le marché canadien n'a de chance de croître que si le Dollar canadien reste au pair ou si les concurrents qu'il a sur le marché gardent eux-mêmes leur monnaie au pair.
Or, d'une part, les pouvoirs d'achat des clients habituels de l'Angleterre n'ont pas augmenté du fait de la chute de la Livre et, par ailleurs, les principaux concurrents de la Grande-Bretagne ont réalisé des diminutions de prix de revient qui ont annihilé l'avantage que procurait aux exportateurs anglais la dépréciation de leur monnaie.
Source : Gallica

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