Résumé

Jean Tatu Otite moyenne catarrhale avec épanchement (1896)

La muqueuse, dit-il, est rouge, gonflée, soit par place, soit dans toute l’étendue de la caisse. Le tympan, vu du dehors, est transparent, ce qui permet de voir les limites de la sérosité sécrétée ; dans les cas où les manifestations inflammatoires atteignent un haut degré, il est lumineux, infiltré de sérosité un peu rouge et a perdu son éclat. S’il y a beaucoup d’exsudat dans la caisse, il fait une saillie à l’extérieur. Au microscope, l’épithélium paraît plus épais et gonflé avec prolifération cellulaire ; la muqueuse a ses vaisseaux augmentés de volume et gorgés de sang.
Source : Gallica

Jean Tatu Otite moyenne catarrhale avec épanchement (1896)

Toutefois le cathétérisme peut être impossible ; aussi faut-il pouvoir faire un diagnostic même sans insufflation. Il faut interroger avec soin le malade, le début coïncidant avec une angine ou un coryza, la longue durée de la maladie, les bourdonnements, l’autophonie sont déjà d’excellents signes en faveur de l’otite catarrhale, et quand à cela se joindront un manche court et mince, une grosse tache blanche et plusieurs reflets lumineux, le diagnostic pourra être fermement établi.
Source : Gallica

Jean Tatu Otite moyenne catarrhale avec épanchement (1896)

La paracentèse est une opération dont les suites peuvent, très rarement à la vérité, revêtir un caractère de gravité exceptionnelle. Quoique l’inflammation qu’elle provoque reste d’ordinaire dans des limites très restreintes, elle peut se développer au point d’obliger le malade à garder le lit pendant cinq à six semaines, provoquer des otorrhées interminables, des abcès de l’apophyse mastoïde, des inflammations phegmoneuses du conduit auditif, avec érysipèle du pavillon, susceptible d’envahir toute la tète.
Source : Gallica

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