Résumé

Jules Delalain Historique de la propriété des brevets d'imprimeur… (1869)

Or, est-il une industrie plus puissante pour le mal comme pour le bien, exerçant, suivant les circonstances où elle se produit, une plus heureuse ou une plus détestable influence sur l'ordre et les mœurs, que l'industrie de l'imprimerie et de la librairie ? Est-il une responsabilité morale , ou même pécuniaire , plus nécessaire à reconnaître et à constater que celle de l'imprimeur et du libraire ? La société a donc le droit d'intervenir, pour les autoriser, dans la désignation des personnes appelées à exercer ces deux professions.
Source : Gallica

Jules Delalain Historique de la propriété des brevets d'imprimeur… (1869)

L'Empereur Napoléon Ier disait à une séance du conseil d'État du 12 décembre 1809 : « L'imprimerie est un arsenal qu'il importe de ne pas mettre à la disposition de tout le monde... L'imprimerie n'est point un commerce ; il ne doit donc pas suffire d'une simple patente pour s'y livrer; il s'agit ici d'un état qui intéresse la politique, et dès lors la politique doit en être juge... Les imprimeurs doivent être assimilés aux notaires, aux avoués, qui n'entrent que dans les places vacantes et qui n'y entrent que par nomination. »
Source : Gallica

Jules Delalain Historique de la propriété des brevets d'imprimeur… (1869)

La suppression des brevets entraînerait l'obligation d'indemniser les titulaires actuels. N'ont-ils pas acheté leurs brevets et leurs presses sur la foi de la législation existante? Ne s'est-il pas établi, par l'effet d'une possession prolongée pendant 60 ans, une espèce de propriété qui a donné lieu à des engagements, à des transactions de toutes sortes? Les brevets sont entrés dans les partages des familles, sont devenus l'objet de contrats de vente multipliés, ont motivé des prêts, etc. Ne pas admettre le principe de l'indemnité, ce serait jeter le trouble dans une industrie considérable.
Source : Gallica

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