Résumé

La Cour d'appel de Savoie, son premier président et le statut (1858)

Si, par une distinction aussi contraire à l'égalité devant la loi qu'à la hiérarchie et à l'harmonie des pouvoirs constitués et aux autres droits que le Statut consacre, il peut être permis à la seule Cour d'appel de Savoie de faire de ses membres des SEIGNEURS, de leur attribuer par là une puissance qu'ils n'ont pas, et de les placer ainsi au-dessus des autres grands pouvoirs de l'Etat, par un titre susceptible de tout envahir, un titre si élastique qu'il comprend tous les degrés de puissance depuis le petit SEIGNEUR du village jusqu'à Dieu lui-même, qui est le souverain SEIGNEUR !
Source : Gallica

La Cour d'appel de Savoie, son premier président et le statut (1858)

Il est tellement vrai que le mot SEIGNEUR emporte avec lui l'idée de maître, de pouvoir, de puissance, que ce mot appliqué de la personne aux choses dans le sens le plus étendu emporte le droit de pleine propriété; en sorte que dans cette acception les expressions SEIGNEUR et propriétaire sont synonymes, de même que seigneurie et propriété.
Dans le temps de la féodalité, ces deux mots SEIGNEUR, SEIGNEURIE étaient assez souvent employés dans cette dernière acception pour signifier propriétaire, propriété, comme
on le voit dans les auteurs et arrêts, tant en France que chez nous.
Source : Gallica

La Cour d'appel de Savoie, son premier président et le statut (1858)

Pourquoi donc tenir si àprement au titre de SEIGNEURS pour messieurs les Conseillers de la Cour d'appel de Savoie, si ce titre n'était pas autrement significatif?. L'honorable député invoque, à la vérité, l'égalité à conserver entre toutes les Cours du royaume ; mais alors pourquoi la Savoie et sa Cour d'appel auraient-elles de trop significatifs SEIGNEURS, tandis que le Piémont et ses Cours d'appel n'auraient que d'innocentes excellences?
Source : Gallica

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